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À peine rouverte, déjà un autre cas à l’école Gérard-Filion

Roxane Trudel | Journal de Montréal

Gérard-Filion élève

Photo Roxane Trudel

Quelques jours à peine après la réouverture de l’école secondaire Gérard-Filion, voilà qu’un nouvel élève a été déclaré positif à la COVID-19, jeudi, forçant un groupe à s’isoler à nouveau. 

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L’école secondaire de Longueuil avait pourtant été fermée de la fin septembre jusqu’au 13 octobre en raison d’une éclosion de COVID-19.

Au moins sept enseignants et 26 élèves étaient alors atteints du virus, avait indiqué le centre de services scolaire Marie-Victorin dans un communiqué.

Dans un courriel envoyé aux parents jeudi, la direction de l’école indique qu’elle ne fermera pas ses portes pour le moment, invitant les parents à être « particulièrement vigilants » à leur état de santé et à celui de leurs enfants. 

« Étant soumis à la confidentialité, nous ne pouvons fournir davantage de détails sur le niveau, le groupe-classe ou l’identité de cet élève. Toutefois, soyez assurés que nous avons communiqué personnellement avec les personnes étroitement impliquées », peut-on lire. 

Ils n’ont pas compris

Or, à peine deux jours après la réouverture, les élèves ne semblent toujours pas prendre au sérieux les mesures sanitaires, ne respectant pas vraiment la distanciation sociale, a pu constater Le Journal. 

« Nous sommes dans la même classe-bulle », justifient une dizaine de jeunes qui discutent en file, en attendant de se commander à manger. Depuis une semaine, les élèves doivent porter le masque en classe et sur le terrain de l’école. Si la majorité semblait respecter cette mesure, plusieurs le retiraient pour manger, sans pour autant se distancer de leurs amis. 

« Ils viennent à tous les jours. La police arrête en avant pour leur dire de s’éloigner. À les voir ici, je doute qu’ils respectent [leur bulle-classe] », estime Katherine Kyle, qui travaille dans un restaurant.

« La distanciation sociale n’est pas respectée. On est toujours en chicane avec eux pour les sortir. Ils sont tout le temps collés ensemble, pas de masques [...] Ils ne semblent pas avoir compris », relate quant à elle une employée du McDonald’s à proximité.

-Avec la collaboration de Nora Tremblay-Lamontagne

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