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Un agresseur reproduit «le même pattern de prédation»

Elizabeth Laplante | TVA Nouvelles

À peine trois mois après sa remise en liberté, l'homme qui a sauvagement agressé une joggeuse au mont Saint-Bruno en septembre 2016, a été arrêté et incarcéré à nouveau.

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Dans une décision rendue mardi par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC), on y apprend que Yves Roy, 50 ans, a modifié ses allées et venues, en juillet dernier, sans en aviser son agent de libération conditionnelle. 

L'homme, aux antécédents de violence, en a ainsi profité pour se rendre à plusieurs reprises, très tôt le matin, aux abords du parc Lafontaine à Montréal, où il a eu des contacts quotidiens avec une joggeuse.  

Yves Roy qui a écopé d'une sentence de 4 ans et demi de prison en janvier 2017, avait, parmi ses nombreuses conditions de remise en liberté, de ne pas se trouver dans un parc public ou une zone publique et tout autre lieu où il est susceptible de se trouver seul avec une femme, incluant les pistes cyclables et les sentiers pédestres.

Lorsque son équipe de gestion de cas a été mise au fait de la situation, le SPVM a été interpellé afin d’augmenter la surveillance. Yves Roy a ensuite été rencontré, puis arrêté et retourné au pénitencier. 

«Un pattern de prédation» 

«Vous reproduisez un "pattern de prédation"», note la commission dans sa décision de révoquer la libération d'office de l'homme de 50 ans. La commission reproche à Roy son manque de transparence et d’honnêteté. 

«Vous vous êtes clairement placé dans une situation à risque en vous baladant sur une base quotidienne en face du parc Lafontaine. [...] Vous aviez des contacts réguliers avec une femme qui y faisait son exercice tôt le matin. Compte tenu de votre criminalité et de votre modus operandi, le risque que vous présentiez en communauté était clairement augmenté», souligne le commissaire. 

Rappelons qu'en septembre 2016, Yves Roy a attaqué une joggeuse. Il avait alors sauté sur sa victime, l'a prise par le cou, l'a frappée dans les côtes et a tenté de l'étrangler. La victime avait réussi à se défaire de l'emprise de son agresseur.

Quatre ans après les événements, la commission qualifie d'important le risque de récidive violente de l'individu.

«C'est troublant, commente l'ancien commissaire de la CLCC, Dave Blackburn. Ça démontre clairement que cet individu-là, n'a pas cheminé. C'est un pattern similaire à sa dernière agression. Il n'a pas de discernement et il se met à risque de récidive.»

«Avec ce qu'on a là comme information, je n'aimerais pas que cet homme-là s'installe dans mon voisinage», ajoute M. Blackburn.

Actuellement détenu, Yves Roy devrait être remis en liberté d'ici quelques mois, avec assignation à résidence et des conditions spéciales à respecter.

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