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Du ski sur la Côte-Nord

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

Les amateurs de glisse de la Côte-Nord ont été heureux d’apprendre que les centres de ski pourront ouvrir leurs portes cet hiver. Chez les commerçants, l’annonce est aussi accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, mais aussi avec un brin de soulagement.

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Les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour le propriétaire de Zone Vélo Ski, Daniel Arsenault: «On commençait à être stressé pour être honnête», a-t-il dit vendredi à TVA Nouvelles, en marge de la confirmation qu'il y aura une saison de ski cet hiver.

Il s’est demandé si les clients allaient être au rendez-vous pour acheter les équipements qu’il a commandés au début de l’année, avant la pandémie. Le feu vert accordé aux centres de ski par le gouvernement et la santé publique le libère d’une lourde incertitude.

«C’est sûr qu’on est contents parce que quand on a fait les commandes de la saison l’an dernier, on ne savait pas qu’il allait y avoir une pandémie. C’est sûr que c’est de l’inventaire qu’il faut passer. Si aucune station de ski ne pouvait opérer cette année, ç’aurait été un gros point négatif. On n’aurait pas pu vendre aucune paire de skis pour piste damée.»

À Baie-Comeau, le gestionnaire du mont Ti-Basse anticipe un bon achalandage parce que la population a besoin de grand air.

«On envisage une saison intéressante pour l’occupation de nos installations extérieures», a dit Patrick Pelletier, directeur de la Corporation plein air Manicouagan.

Mais les mesures imposées par Québec sont nombreuses. L’utilisation limitée des chalets, la fermeture des services de restauration et les contraintes pour l’utilisation des télésièges ne devraient toutefois pas faire fuir les amateurs de glisse.

«Est-ce que les usagers vont être prêts à s’adapter aux nouvelles réalités? On croit que oui», a estimé Patrick Pelletier.

Et prédisant une hausse de la popularité des sports de glisse cet hiver, des commerçants s’attendent à une rareté de certains équipements quand la saison sera bien amorcée.

«C’est du jamais vu dans le commerce de détail de dire: on ne se rend pas à Noël avec l’inventaire qu’on, a expliqué Daniel Arsenault. C’est sûr qu’il y aura une rareté. On n’est pas des vendeurs à pression. Mais cette année, on va quand même informer les clients que la rareté va être là.»

Au mont Ti-Basse, la saison pourrait débuter le 12 décembre. Quant à la station Gallix à Sept-Îles, il n’a pas été possible d’obtenir les réactions de la part de la direction, vendredi.

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