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Éclosion à la prison de Trois-Rivières

Cassandre Forcier-Martin | TVA Nouvelles

La COVID-19 est maintenant entre les murs du centre de détention de Trois-Rivières : le ministère de la Sécurité publique a confirmé qu'un détenu et trois agent correctionnels ont contracté le virus.

Vendredi en journée, les autorités rapportaient qu’un agent et un détenu avaient été contaminés. 

Une source a cependant confirmé, tard en soirée, que le bilan avait grimpé à trois agents correctionnels infectés et un détenu.   

«D'autres employés ont été retirés par mesures préventives et nous attendons le résultat des tests », a expliqué le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels, Mathieu Lavoie.

La Santé publique de la Mauricie-Centre-du-Québec, quant à elle, ne donne pas le nombre exact de personnes infectées et indique qu'il ne s'agit pas d'une éclosion puisque les deux cas ne seraient pas reliés. Cependant, les sources de TVA Nouvelles ont indiqué le contraire.

«Le détenu était à l'hôpital de Trois-Rivières pour recevoir des soins pendant quelques jours. À son arrivée, il avait reçu un résultat négatif puis avant de quitter l'hôpital il a reçu un test positif. Puis, lorsque les détenus reçoivent des soins à l'hôpital, des agents sont sur place pour effectuer une surveillance constante. L'agent correctionnel qui a été infecté au coronavirus fait partie de ceux qui faisaient du gardiennage à l'hôpital. Ce n'est pas moi qui fais l'enquête épidémiologique, mais il semble y avoir une cause à effet», a souligné M. Lavoie.

Depuis septembre, les cas se sont multipliés dans différents établissements de détention de la province. Des détenus sont infectés à Sorel-Tracy, à St-Jérôme et à Trois-Rivières. Puis, du personnel a testé positif à Trois-Rivières, mais aussi à Québec.

Lors de la première vague, des sources de TVA Nouvelles ont affirmé que l'inquiétude augmentait.

Il y a eu deux suicides en peu de temps, et pour l'instant, il est impossible de dire s'ils sont directement liés à l’isolement préventif lié à la COVID-19, mais les employés avouent que les mesures imposées aux détenus à risque de contamination étaient particulièrement difficiles.

Ceux-ci devaient rester en isolement pendant 14 jours dans leur cellule sans droit de sortie ni service. Depuis, il y a eu un assouplissement : malgré les risques de contamination, les nouveaux détenus restent en isolement, mais ils ont droit à deux douches par semaine et à une sortie quotidienne dans la cour extérieure.

L'enquête épidémiologique du CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec se poursuit. Le bilan pourrait augmenter puisque les autorités attendent d'autres résultats.