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Hôpital de Verdun: des patients mouillés par les transferts

Nora T. Lamontagne | Journal de Montréal

Annexe de l'Hôpital de Verdun

Nora T. Lamontagne / JdeM

Des patients hospitalisés dans un chapiteau à l’extérieur de l’hôpital de Verdun, à Montréal, arrivent détrempés à leurs examens médicaux. Rien ne les protège de la pluie pendant leur transfert entre l’annexe et le bâtiment, dénonce une employée. 

« C’est pas entre deux portes ! Ils ont le temps de se mouiller à l’os », s’indigne Amélie (nom fictif), qui travaille auprès de ces malades et qui souhaite garder l’anonymat par peur de représailles. 

Depuis avril, une vingtaine de patients sont soignés dans une annexe temporaire qui a été érigée à environ 75 mètres du bâtiment principal de l’hôpital de Verdun, de l’autre côté du boulevard Gaétan-Laberge. 

Ils y occupent des chambres individuelles pour une hospitalisation brève ou en attendant le résultat d’un test de dépistage de la COVID-19.

Le problème survient quand les patients doivent subir un test et traverser les 75 mètres – soit plus que la longueur d’une piscine olympique – en jaquette d’hôpital, beau temps, mauvais temps, explique Amélie. 

Les averses parfois fortes des derniers jours et le froid qui s’installe rendent leurs déplacements particulièrement pénibles en cette fin d’octobre. 

La soignante donne en exemple le cas d’une dame de 96 ans qui a été transférée de l’annexe en fauteuil roulant sous la pluie battante et qui n’a pu s’empêcher de fondre en larmes à son arrivée au sec. 

« Elle était mouillée de la tête aux pieds et n’avait même pas de couverture. Si c’était ma mère, je capoterais », dit-elle.  

Une exception

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal reconnaît que certains patients ont pu être trempés pendant leurs déplacements entre le chapiteau et l’hôpital. 

« Une fois peut-être avec une pluie en diagonale forte... Ça peut arriver dans des circonstances exceptionnelles, mais ce n’est pas dans nos façons de faire », a affirmé Éric Forest, conseiller aux relations médias. 

Il précise que le personnel tente de trouver des fenêtres d’accalmie d’intempérie pour les transferts, et que des couvertures et des parapluies sont fournis le cas échéant. 

Dans tous les cas, le chapiteau construit en pleine crise sanitaire sera démantelé dans les premières semaines de novembre avant d’être remplacé par un nouveau bâtiment modulaire, qui sera équipé d’une passerelle surplombant le boulevard Gaétan-Laberge.