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La boulimie créative de Jean-Marc Généreux

Samuel Pradier | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE / OSA

La pandémie n’aura pas réussi à arrêter le bouillonnant Jean-Marc Généreux. Il a profité du confinement pour écrire un livre, et dès qu’il a pu reprendre le travail, il a créé les chorégraphies d’un film à Vancouver avant de s’envoler pour la France, où il anime une nouvelle émission. Depuis sa quarantaine dans sa maison de Boucherville, il nous a parlé de tous ces projets.

La vie de Jean-Marc Généreux est un véritable tourbillon. La situation sanitaire actuelle n’a finalement rien changé à son quotidien.

Il reconnaît que les quatre mois de confinement lui ont permis de redevenir un papa à plein temps pour sa fille, Francesca, ce qu’il a beaucoup apprécié. Mais le créateur en lui bouillonnait à l’intérieur. «J’ai demandé à ma femme si je pouvais me retirer trois heures par jour pour aller écrire. J’ai donc profité de ce temps pour écrire un livre sur ma vie.»

Le récit autobiographique, qui devrait sortir au début de l’année prochaine, débute au moment où Jean-Marc Généreux apprend qu’il participera à l’émission «Révolution». «Tout le monde pense que c’était naturel que je fasse cette émission, mais ce n’était pas si évident. C’est même un petit miracle que j’en fasse partie, car ce n’était pas prévu au départ. J’ai voulu le raconter pour dire aux gens que de réaliser ses rêves peut arriver à n’importe quel moment dans sa vie. Je rêvais de faire une émission de danse au Québec. J’en ai fait en Ontario, aux États-Unis, en France, un peu partout, mais je n’en avais encore jamais fait chez nous.»

En 2015, le chorégraphe et animateur avait déjà fait paraître «Danse avec l’espoir», dans lequel il racontait sa vie, sa carrière et la naissance de ses enfants. Le second livre, dont le titre n’est pas encore choisi, est donc la suite.

«J’ai commencé où j’avais arrêté l’autre. Je parle aussi de mes incessants voyages entre l’Europe et la maison. Ce que je faisais n’avait aucun sens. J’étais sur le plateau de TF1, en France, jusqu’à tard le samedi soir. J’allais dormir quelques heures à l’hôtel et, à 5 h du matin, j’allais prendre un vol pour Montréal pour me retrouver sur la scène de Révolution le dimanche soir.»

Ses propres couleurs

Alors que le milieu culturel était en arrêt, Jean-Marc Généreux a reçu un appel de la directrice des programmes de France Télévisions, qui lui a proposé d’animer une nouvelle émission, «Spectaculaire». «L’objectif est de mettre en lumière des artistes du spectacle vivant: jongleurs, acrobates, chanteurs, danseurs, magiciens, et j’en passe. On les met dans un écrin fabuleux. Pour la première émission, on a eu 12 prestations d’artistes qui viennent du monde entier. C’était un très beau spectacle et, à la fin, on remet un prix d’honneur à la prestation qui a le plus touché les gens.»

La production de cette émission s’est faite rapidement et a demandé beaucoup d’efforts pour respecter les consignes sanitaires en vigueur. «Ce qui m’a surtout intéressé dans cette proposition, c’est qu’on m’a demandé d’incarner une émission, pas juste de l’animer. Je suis entre Monsieur Loyal (un maître de piste au cirque, NDLR) et un animateur classique, mais avec mes propres couleurs. Je me suis vraiment amusé, même si ça représentait deux jours de tournage de 17 heures chacun! Les tournages prennent maintenant plus de temps. On ne peut plus faire de la télé comme avant, mais quand on veut, on peut!»

D’ici la fin de l’année, Jean-Marc Généreux devrait retourner en France pour le tournage de deux nouveaux épisodes de cette émission. «On fait la sélection des prochains numéros. Tout va dépendre de l’avancée de la COVID, on n’est à l’abri de rien.»

Avant cette émission, Jean-Marc Généreux a quand même eu le temps d’aller à Vancouver, où il a signé les chorégraphies du film de Noël «The Christmas Waltz», pour la chaîne Hallmark. Et dès que la situation le permettra, il sera bien entendu de retour dans la tournée de «Révolution» au Québec.

Quand on vous dit qu’il n’arrête jamais!