/regional/estduquebec/basstlaurent

Lancement de la «grosse chasse» à la ZEC du Bas-Saint-Laurent

Catherine Boucher | TVA Nouvelles

Vendredi marquait le début de la chasse à la carabine, et cette année, la ZEC du Bas-Saint-Laurent s'attend à recevoir près de 1950 chasseurs pour la saison de l'orignal, une augmentation d'environ 600 personnes par rapport à l'année dernière.

Dans son ensemble, l'industrie de la chasse génère des retombées considérables, soit plus de 800 millions $ au Québec seulement. On compte dans la province pas moins de 300 000 chasseurs et nombreux sont ceux qui habitent l'Est-du-Québec.

Vendredi matin, les chasseurs étaient nombreux à se présenter à la ZEC du Bas-Saint-Laurent de Saint-Narcisse pour s'enregistrer.

«Ça circule bien depuis ce matin. On a fait des préenregistrements justement pour qu'il y ait moins de monde aujourd'hui. Depuis lundi que les chasseurs s'enregistrent, on est rendu à plus de 900 chasseurs d'enregistrés déjà», a observé Dany Beaulieu, coordonnateur en récréotourisme pour la ZEC du Bas-Saint-Laurent.

En 2019, le taux de succès de la chasse à l'arc et à l'arbalète était de 29% par groupe, pour un total d'environ 118 bêtes rapportées. Cette année, le taux de succès a toutefois légèrement diminué, ce qui laisse présager que les chasseurs tenteront à nouveau de rapporter du gibier en s'attaquant cette fois à l'orignal.

«On est en augmentation. On a eu plus de cages enregistrées cette année, un peu plus de membres, environ 200 de plus sur environ 2000 membres, donc on a plus de chasseurs cette année. Il y en a qui ne sont pas allés en voyage donc tout ce qui a rapport à la chasse cette année est en hausse. Les magasins vendent plus d'arbalètes, il y a des magasins qui n'ont plus de munitions», a poursuivi M. Beaulieu.

Le contexte est bien différent cette année en raison de la pandémie. Les chasseurs doivent donc organiser leur séjour à l'avance pour ce qui est des hébergements et de la restauration en raison des restrictions qui s'imposent.

Le site de la ZEC du Bas-Saint-Laurent a une superficie d'environ 1000 kilomètres carrés. Considérant que près de 1950 chasseurs sont attendus, les amateurs de chasse devront s'assurer de bien respecter la distanciation physique ainsi que le protocole de désinfection.

«On s'est emmené une roulotte pour ne pas tous être dans le chalet, tout notre «setting» est fait pour qu'on respecte nos distances. On est prêts, on a fait attention et on a tout pour se désinfecter les mains aussi», a commenté un chasseur adepte de ce sport depuis 40 ans.

«On se connait tous, on connaît nos allées et venues. On va essayer de garder nos distances c'est sûr, on a un grand chalet», a enchaîné un autre carabinier.

Les ZECS prennent également leurs précautions en ajoutant des désinfectants un peu partout sur le site, autant à l'admission que dans les toilettes sèches éparpillées sur le territoire. Un processus de signalisation a également été installé afin de contrôler les déplacements dans le bâtiment d'accueil et de nombreuses affiches ont été placées en évidence pour assurer le respect des mesures sanitaires.

Les enregistrements ont débuté plus tôt qu’à l’habitude, et un autre point de service a été ouvert temporairement à l'administration de la ZEC Bas-Saint-Laurent située à Rimouski pour éviter un engorgement.

La saison de la chasse à l'orignal dans les ZECS se poursuit jusqu'au 25 octobre inclusivement. Les adeptes n'ayant pas encore leur permis de chasse provincial ont jusqu'à minuit vendredi soir pour s'en procurer.