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Mylène Mackay: la magie derrière «Escouade 99»

François Hamel | Agence QMI

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Après la première saison de la série «Les Honorables», Mylène Mackay a retrouvé Patrick Huard grâce à «Escouade 99», puisque l’homme porte dans ce cadre-ci le chapeau de réalisateur. La façon de travailler de ce dernier a d’abord déstabilisé la comédienne, mais elle a rapidement été ravie de cette approche.

Une manifeste chimie entre les comédiens d’«Escouade 99» transparaît à l’écran. Vous semblez avoir un grand plaisir à jouer ensemble. Y avait-il déjà une magie apparente pendant le tournage?

J’avais déjà travaillé avec certains comédiens, dont Fayolle Jean Jr et Mickaël Gouin, notamment dans le cadre de «L’âge adulte». Mais quand tous les comédiens d’«Escouade 99» se sont réunis, même si certains se rencontraient pour la première fois, je ne sais pas ce qui s’est passé mais, effectivement, une petite magie a opéré. Depuis, nous sommes tellement proches les uns des autres! Il faut dire que Patrick Huard est un grand rassembleur. Tout ça, même si les comédiens de la série ne travaillent pas de la même façon.

C’est-à-dire?

Par exemple, Guy Jodoin et moi, nous avons l’habitude d’apprendre nos textes très assidûment. Mais Patrick est arrivé avec une vision vraiment libre, laissant beaucoup de place à l’improvisation, ce qui a pu faire peur. Nous avons tous travaillé avec un sentiment de vertige. Patrick pouvait dire: «C’est quand tu te trompes que c’est drôle, et c’est quand tu essaies d’être bonne que tu passes à côté.» Il nous a poussés à être moins «by the book» et davantage rebelles. Il ne voulait pas que nous répétions ensemble avant de tourner. J’ai vraiment adoré travailler de cette façon-là; c’était une première pour moi. À mon audition — qui a duré une heure —, Patrick m’a dit que j’étais trop parfaite. Je me suis donc lancée dans le vide pour improviser.

Quels traits de personnalité partagez-vous avec Fanny Lizotte, votre personnage dans «Escouade 99»?

Quand je suis nerveuse, je suis moi aussi capable d’être maladroite. (rires) Sinon, je suis une perfectionniste et une première de classe comme elle. J’adorais l’école.

Au-delà du travail, avez-vous retenu des aspects positifs des derniers mois que nous avons tous vécus?

Oui, sur le plan familial. Je suis déjà très orientée sur la famille. J’ai pu vivre en cocon familial, ce que je n’avais pas vécu depuis longtemps; différents membres de ma famille sont propriétaires d’entreprises à la campagne. Et moi, déjà à l’adolescence, j’étudiais en théâtre à Montréal. Je dirais qu’il y a 20 ans que je n’avais pas pu vivre autant de temps là-bas, plus que deux jours. J’ai aimé pouvoir retrouver mon monde. J’ai aussi aimé l’amour qui s’est dégagé de tout ça.

La série humoristique «Escouade 99» est maintenant disponible sur Club illico. Le nouveau film de Yan England destiné lui aussi à être offert sur Club illico.