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Sans nouvelles mesures, le Québec «s’en allait dans le mur»

Marc-André Gagnon | Bureau parlementaire

Sans les mesures imposées depuis le 1er octobre par le gouvernement Legault, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès aurait augmenté de façon «exponentielle», révèlent les plus récents scénarios dévoilés par l’INSPQ, qui mettent en lumière la nécessité d’un effort supplémentaire pour aplatir la courbe.

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«Sans aucune mesure, on s'en allait dans le mur», a résumé Dr Jocelyne Sauvé, médecin spécialiste à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). 

Selon les dernières projections présentées par Dr Marc Brisson, si les Québécois avaient continué à entretenir le même nombre de contacts qu’à la fin de l’été, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 aurait dépassé les 4000 par jour au cours du mois de novembre. 

Si rien n’avait été fait, plus de 200 nouvelles hospitalisations par jour auraient pu être enregistrées dès décembre. Du côté des décès, la courbe médiane aurait pu continuer de fléchir à la hausse pour dépasser les 100 par jour vers la fin l’année. 

Il s’agit toutefois d’un scénario purement «hypothétique», puisque depuis, plusieurs mesures sanitaires additionnelles ont été mises en place, a expliqué vendredi Dr Brisson. 

Un effort supplémentaire nécessaire   

En prenant en considération la réduction des contacts qui résulte des récentes mesures mises en place dans les écoles, de la fermeture des bars et des restaurants et des restrictions par rapport à la maison, les projections de l’INSPQ permettent de croire à un ralentissement de l’épidémie. 

Mais sans un effort additionnel des Québécois, les indicateurs continueront d’augmenter malgré tout, prédit le groupe de recherche dirigé par Dr Brisson. 

En revanche, si les citoyens réduisent encore davantage leurs contacts non-essentiels, ne serait-ce qu’à raison d’un sur quatre, tout en veillant au plus grand respect de la distinction physique, les experts de l’INSPQ estiment qu’il serait possible de stabiliser rapidement l’épidémie au Québec, voire même de réduire le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès. 

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