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Un Lavallois accusé d’avoir tué un aîné

Michael Nguyen et Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

Yoan Pauzé risque la prison à vie maintenant qu’il est accusé du meurtre au deuxième degré d’un octogénaire dans l’arrondissement d’Anjou, à Montréal.

Photo tirée de Facebook

Yoan Pauzé risque la prison à vie maintenant qu’il est accusé du meurtre au deuxième degré d’un octogénaire dans l’arrondissement d’Anjou, à Montréal.

Un jeune Lavallois a été accusé vendredi de s’être fait passer pour un policier et d’avoir tué un octogénaire, alors qu’il venait tout juste de sortir de prison.

Yoan Pauzé, 19 ans, risque la prison à vie maintenant qu’il est accusé de meurtre au deuxième degré pour avoir poignardé à mort un homme de 87 ans la semaine passée dans l’arrondissement d’Anjou, à Montréal.

Selon nos informations, Pauzé se serait introduit par effraction dans un immeuble du boulevard Joseph-Renaud. Il aurait ensuite cogné à plusieurs portes en se faisant passer pour un policier.

« Il frappait et voulait vraiment entrer, il me rushait. Il voulait peut-être se cacher, je ne sais pas », a confié au Journal un voisin qui a accepté de parler à condition de préserver son anonymat.

Apeuré, l’homme dit avoir composé le 911. Peu après, il a entendu des cris, qui provenaient de l’appartement de son voisin Normand Paradis.

Selon ce qu’un proche, qui désire également rester anonyme, a confié au Journal, l’aîné aurait chuté après s’être fait bousculer par son assaillant. Il se serait cogné la tête sur une table, avant de se faire poignarder à plusieurs reprises, possiblement avec un canif. 

M. Paradis, un restaurateur qui était à la retraite depuis seulement deux ans, est décédé à l’hôpital.

En probation  

« Il était fin, on s’ennuie », a raconté une voisine, expliquant que le défunt était père de trois enfants et qu’il était un grand amoureux de musique, notamment d’Elvis Presley.

Pauzé, de son côté, a été arrêté non loin des lieux. 

En plus de l’accusation de meurtre, il fait aussi face à des chefs d’introduction par effraction, de s’être fait passer pour un policier, de méfait et de non-respect des conditions.

En mai dernier, le meurtrier allégué avait été condamné à un peu plus de cinq mois de prison pour une introduction par effraction. Il était en libération conditionnelle le jour du meurtre, en plus d’être sous le coup d’une probation.

Renvoyé en détention jusqu’à nouvel ordre, Yoan Pauzé reviendra à la cour le mois prochain, pour la suite des procédures.