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Le maire d’Oka visé par des actes de vandalisme

TVA Nouvelles

Au lendemain d’une entrevue accordée à TVA Nouvelles où il se plaignait d’une coupe d’arbres illégale sur un terrain de la municipalité, le maire d’Oka, Pascal Quevillon a été visé par des actes de vandalisme visant son véhicule ainsi que sa résidence.

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Dans une vidéo publiée samedi sur sa page Facebook, le maire Quevillon montre le pare-brise de sa camionnette endommagé ainsi qu’un volet de sa maison enfoncé. C'est le résultat des événements qui se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi.

«On a un impact de roches dans le pare-brise. C'est probablement un projectile de calibre 22. C'est un morceau de béton, dans le fond, cassé qui a été lancé dans le coin du volet à côté de la fenêtre», explique Pascal Quévillon.

Le maire d’Oka n’a pas hésité à dénoncer les gestes qui ont été posés.

«On ne s’en prend pas au maire, on s’en prend à l’individu. On s’en prend à mes effets personnels. Ce ne sont pas des choses à faire. On a beau être en désaccord avec les décisions de la Ville... C’est inacceptable», a-t-il martelé au bout du fil. 

En plus de porter plainte à la Sûreté du Québec (SQ), le maire d’Oka a indiqué à TVA Nouvelles qu’un dossier avait été ouvert au Plan de lutte contre l’intimidation des élus.

L’inaction des gouvernements montrée du doigt

N’empêche que la situation est inquiétante pour l’homme politique. C’est au point où il craint pour sa sécurité et celle de ses citoyens.

Le maire Quevillon déplore d’ailleurs l’inaction des gouvernements et des corps policiers pour régler le conflit qui perdure depuis des années avec les Mohawks. Selon lui, la situation est «hors de contrôle» à Kanesatake.

«Présentement, je vais utiliser mon terme, c'est le ''party'', là. Le ''party'' est pris, là. Ça fait que d'avoir une escouade ou la GRC qui rentre sur le territoire, le ''party'' est fini», lance Pascal Quévillon.

«Tout ce qui se passe à Kanesatake déborde chez nous. Je n’irais jamais me mêler de ce qui se passe là-bas, mais quand ça affecte notre municipalité, je vais toujours crier haut et fort» ajoute le maire d’Oka.

Il appelle donc Québec et Ottawa à se lever pour contenir les débordements à Kanesatake. L’inaction des gouvernements est à son avis la raison pour laquelle il y a de tels actes qui surviennent dans sa communauté.

«Je ne comprends pas pourquoi on s'est acharné à laisser la Sûreté du Québec depuis 30 ans sur le territoire de Kanesatake. Moi, je demande depuis plusieurs années que ce soit la GRC qui vienne desservir le territoire...», insiste-t-il.

Si le grand chef Simon de Kanesatake déplore les actes de vandalisme chez le maire d'Oka, il ajoute que Pascal Quévillon met de l'huile sur le feu dans sa gestion des consultations publiques concernant des terrains revendiqués par les Mohawks.

«Le maire veut faire une consultation publique essayant de nous inclure comme si on était des citoyens d'Oka. On n'est pas des citoyens d'Oka; on est des Mohawks, on est une nation à nous-mêmes. Et d'avancer comme ça, c'est... c'est une recette pour une confrontation», avance le grand chef du Conseil Mohawk.

Selon lui, la souche du problème provient plutôt du fait que la municipalité d’Oka continue d’empêcher les Mohawks de rapatrier des terres qui leur ont été promises par traité.

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