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L'Impact face à un adversaire affamé

Dave Lévesque | Journal de Montréal

L’Impact dispute samedi un troisième match en sept jours, affrontant pour la toute première l’Inter Miami CF au Red Bull Arena.

Pendant que le Bleu-Blanc-Noir tentera de mettre un terme à une série de deux défaites consécutives, Miami va essayer de prolonger à quatre sa séquence de matchs sans revers.

La rencontre sera présentée à TVA Sports et TVA Sports direct, dès 18h30. 

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Sans dire qu’il s’agit de deux équipes qui s’en vont dans des directions opposées, disons qu’elles ont des tangentes un peu différentes depuis une semaine.

Après le match, les joueurs vont venir se ressourcer à Montréal pour quelques jours avant d’affronter le New York City FC au Yankee Stadium, samedi prochain.

Éclopés 

Thierry Henry l’a répété plusieurs fois ces dernières semaines, l’accumulation de blessés lui complique la vie.

Samedi soir, la troisième pire défensive de la ligue devra se débrouiller sans Rod Fanni (blessé), Jukka Raitala (en sélection), Luis Binks (suspendu) et possiblement Zachary Brault-Guillard qui a raté la dernière rencontre en raison d’une blessure.

Ça ne laisse que Rudy Camacho et Jorge Corrales, tous deux très brouillons, de même que Clément Bayiha, Joel Waterman et Karifa Yao, qui n’ont pas beaucoup de minutes dans les jambes.

Au moins, il semble que Bojan pourrait être en mesure de reprendre l’action, lui qui a raté la dernière rencontre en raison d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée.

Dur mentalement 

D’ailleurs, cette vague de blessures jumelée au contexte actuel de l’équipe rend tout le monde un peu morose.

«Pour nous, c’est une période difficile depuis qu’on est ici, a convenu Samuel Piette. On est un peu partis à la guerre en quittant nos familles pour aller travailler et mettre du pain sur la table.»

«Il y a plein de petits problèmes qui arrivent à gauche et à droite et j’ai un peu l’impression que le ciel nous tombe sur la tête.»

Même s’il est d’un naturel positif, on sent que la situation pèse lourd sur Piette.

«C’est difficile de continuer de jour en jour et de voir qu’il y a seulement des mauvaises nouvelles. J’ai un nouveau-né d’un mois et demi à la maison que je n’ai presque pas vu.»

Pas à la maison 

Signe que l’Impact ne se sent pas dans ses pantoufles, le Bleu-Blanc-Noir n’a toujours pas gagné «à domicile» comme l’a mentionné Thierry Henry vendredi en faisant référence au Red Bull Arena.

«Il n’y a rien qui ressemble au Stade Saputo ici», a abondé Samuel Piette.

«Pour être honnête, c’est assez difficile de se sentir à la maison ici, a poursuivi Piette. Le seul truc, c’est qu’on n’a pas besoin de voyager le matin même pour aller affronter un adversaire dans une autre ville. À part ça, il n’y a rien qui est comme à la maison.»

«Je ne mentirai pas, on a hâte et on est motivés en vue de ce match parce qu’on sait qu’ensuite, on revient à la maison pour quelques jours.»

Ligue des champions 

Par ailleurs, il est bien possible que le reste de la Ligue des champions soit disputé en décembre après la finale de la MLS, qui, elle, sera jouée le 12 décembre.

Même s’il n’y a rien d’officiel, ce n’est pas une perspective qui emballe particulièrement les joueurs de l’Impact, qui attendent toujours de jouer leur match retour de quart de finale contre CD Olimpia du Honduras.

«Ça ne fait pas fureur au sein du groupe, a admis Samuel Piette. Ça nous amène à la troisième semaine de décembre, et on sait que ces matchs ne seront pas joués à Montréal.»

«Ça veut dire qu’on devrait faire une quarantaine, ça veut aussi dire passer Noël sans voir personne.»

Un adversaire affamé 

Le match de samedi soir est peut-être important pour l’Impact, mais il l’est aussi extrêmement pour l’Inter Miami CF.

La formation de la Floride pourrait en effet faire un bond très important au classement en récoltant les trois points.  

En effet, si tout tombe en place, les hommes en rose pourraient passer de la 12e à la 9e place.

Ils ont actuellement 18 points, un de moins qu’Atlanta et Chicago, et deux de moins que l’Impact.

Le scénario idéal pour Miami serait de l’emporter contre l’Impact et de voir Chicago s’incliner face à Kansas City, et espérer le même sort pour Atlanta contre Toronto.

En montée   

Dans un point de presse virtuel vendredi midi, l’entraîneur-chef Diego Alonso a rappelé que son équipe était dans une bonne séquence avec ses trois matchs sans défaite.

«Nous avons bon espoir de poursuivre sur notre lancée, nous sommes en pleine ascension.»

On sent très bien que cette équipe ne veut pas que sa première saison se termine par une élimination du tournoi automnal. C’est évident dans l’esprit du jeune Lewis Morgan.

«Une victoire nous permettrait de revenir en plein cœur du portrait des séries.»

À ses trois derniers matchs, Miami a battu les Red Bulls de New York et le Dynamo de Houston, et il a obtenu un match nul crève-cœur contre Atlanta dans un match qu’il n’aurait pas dû échapper.

Le talon d’Achille de cette équipe se situe sur le plan de l’attaque, qui n’a pas produit à la hauteur des attentes avec seulement 18 buts en autant de rencontres.

Mais Lewis Morgan estime que le vent est en train de changer.

«Ce qu’on peut retenir des derniers matchs, c’est qu’on crée beaucoup plus de chances.»

Diego Alonso veut voir ses joueurs avoir plus de mordant, notamment dans leur pression offensive.

«Lors de notre dernier match, on a vu en deuxième demie qu’on était plus justes dans notre façon d’attaquer.»

«On doit être plus combatifs en attaquant la dernière ligne de défense adverse.»