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Lock-out à l'entrepôt Jean Coutu de Varennes: une dizaine de manifestations à Montréal

Camille Lalancette | 24 Heures

En lock-out depuis presque un mois, les employés de l’entrepôt de Jean Coutu de Varennes ont manifesté devant une dizaine de succursales de l’île de Montréal samedi.

Le conflit avait éclaté avec la grève de 24 heures déclenchée par le syndicat le 23 septembre dernier. L’employeur a ensuite décrété un lock-out qui perdure encore aujourd’hui.

Les syndiqués de l’entrepôt de Varennes demandent les mêmes conditions salariales que les employés de l’épicier Metro, qui est propriétaire du Groupe Jean Coutu.

«On demande d’avoir la parité avec Metro parce qu’on a le même titre d’emploi», a soutenu Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN).


«On veut faire comprendre en ce moment à l’employeur qu’on est dans une impasse au niveau salariale et monétaire, puis que ça ne peut pas durer», a-t-elle ajouté.

«Demandes déraisonnables» 

L’employeur dit vouloir trouver une solution rapide, mais considère les demandes du syndicat comme trop exigeantes.

«Le syndicat exige en effet des augmentations d’une valeur de plus de 25 % pour des travailleurs qui sont déjà les plus chers payés de l’industrie de la pharmacie avec un salaire horaire moyen de 27 $ auquel s’ajoutent des primes, des bonis, des avantages sociaux payés par l’employeur et plus encore», a précisé le Groupe Jean Coutu par communiqué.

Le porte-parole syndical Thierry Larivière a fait valoir à l’Agence QMI que le régime de retraite «n’a pas été amélioré depuis huit ans et la contribution de l’employeur –à 4,25 % par an– n’est pas des plus généreuses».