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Une dame autochtone dénonce le racisme à l’hôpital de Winnipeg

Agence QMI

bloc situation hôpital

Photo Archives / Agence QMI

Sadie North, une dame de la nation crie âgée de 72 ans, a dénoncé le racisme qu’elle dit avoir subi lors d’un séjour à l’hôpital Grace de Winnipeg au début du mois de septembre dans un point de presse tenu avec sa fille, vendredi.

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Mme North est entrée aux urgences de l’hôpital Grace de Winnipeg le 6 septembre en raison d’une infection à la jambe. À cause des restrictions imposées en raison de la COVID-19, sa fille n’a pu l’accompagner à l’intérieur et la suivre, a rapporté le Winnipeg Sun.

Dans la salle d’attente, malgré sa faiblesse apparente et alors qu’elle utilisait une marchette, aucun employé ne serait venu lui prêter main-forte. Ceux-ci lui auraient plutôt dit de se débrouiller seule, selon la dame.

Comme sa condition empirait, Mme North a commencé à vomir et elle s’est évanouie peu après.

À son réveil, après un traitement aux antibiotiques, le médecin responsable de son cas lui a posé des questions en lien avec sa consommation d’alcool. Le hic, c’est que Sadie North n’a jamais bu de sa vie, a expliqué sa fille en conférence de presse. Pour les deux femmes, l'attitude du médecin était teintée de préjugés envers les autochtones.

C’est à la suite de cette mésaventure à l’hôpital que sa fille, Sheila North, ancienne grande chef du regroupement autochtone Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), a demandé le renvoi de l’employé à l’accueil et du médecin vendredi.

«Ils ont parlé de manière condescendante avec ma mère et personne ne mérite cela. Ces deux personnes qui ont traité ma mère avec un tel manque de respect devraient être renvoyées», a-t-elle déclaré.

Sheila North a par la suite dénoncé le racisme vécu par les autochtones dans le système de santé, en mentionnant notamment le cas de Joyce Echaquan, cette femme autochtone morte à l’hôpital de Joliette sous les insultes de professionnelles de la santé.

La sortie médiatique des North coïncidait avec une réunion virtuelle animée par le ministre Marc Miller et portant sur le sujet du racisme dans les systèmes de santé au pays. Le ministre a évoqué le «principe de Joyce», selon lequel toute personne autochtone a le droit de recevoir «les soins de santé de première classe auxquels ils ont droit».

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