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En 2020, parlons des droits humains, tout simplement

Sabrina Oudin

Sabrina Oudin

Chantal Poirier / JdeM

Je crois qu’en 2020, on devrait cesser de parler de féminisme, de racisme, d’homophobie, d’antisémitisme...  

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On devrait parler des droits humains, tout simplement. 

Soit on est pour que les humains soient égaux, soit on est contre. 

On ne peut pas être pour le fait que certains soient égaux et d’autre non! Dans ce cas, on ne parle pas d’égalité, mais de favoritisme.

En 2020, nous sommes rendus au point où on devrait cesser de diviser la société pour mieux la rapprocher. 

Le but des antiracistes n’est pas de rendre les noirs plus «puissants» que les blancs, tout comme le but des féministes n’est pas de rendre les femmes «supérieures» aux hommes. Nous voulons que tous aient les mêmes droits, que tous soient vus et considérés de la même façon par l’ensemble de la société. Il en est de même pour tous les autres groupes prônant l’égalité sociale.

D’ailleurs, revenons sur l’égalité des sexes... Avez-vous déjà remarqué que les hommes, eux non plus, ne sont pas égaux aux femmes? Non? 

Pourtant, un homme qui fait du tricot recevra, contrairement à une femme, des questions telles que «Tu fais du tricot?!?!?!». Un homme pratiquant du ballet classique se fera également poser beaucoup plus de questions sur son choix et recevra bien plus de commentaires désobligeants qu’une fille allant vers ce style de danse.

Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres, mais rien, autres que ce qu’ils ont entre les 2 jambes ne justifie le fait que les hommes ne peuvent pas occuper leurs temps libres comme ils le voudraient. 

Vous constaterez ainsi que le féminisme ne concerne donc pas uniquement les femmes dans cette lutte pour l’égalité des sexes. 

Si vous voulez que chaque individu soit libre de vivre, dire, faire, porter, chanter, danser ce qu’il ou elle souhaite, qu’une personne voyage et habites où elle le veut, qu’elle soit en sécurité et acceptée peu importe son identité, et bien vous êtes pour les droits HUMAINS*. 

Finalement, on constate aujourd’hui que peu importe notre genre, notre classe sociale, notre orientation sexuelle, notre pays d’origine, notre couleur de peau ou notre religion, quelque chose ne fait aucune distinction entre nous: le Covid. 

Si un simple virus, qui n’est même pas doté d’intelligence est en mesure de considérer tous les individus sur le même pied d’égalité... Pourquoi pas nous?

*Les droits humains et non les droits de l’Homme. Vous imaginez un peu si la Déclaration universelle des droits de l’Homme s’appelait la Déclaration universelle des droits de la Femme? «Parce que la femme avec un grand F, c’est pour les hommes ET les femmes», c’est donc correct que le titre du document prônant l’égalité sociale depuis 72 ans exclue 50% de la population! Sachez néanmoins que cette Déclaration universelle des droits de l’Homme est entrée en vigueur en 1948 et que personne ne s’est suffisamment plaint depuis pour qu’elle change de nom et devienne la Déclaration universelle des droits humains...

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