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La randonnée plus populaire que jamais

Agence QMI

Privés de nombreuses activités par la pandémie, les Québécois se sont précipités plus nombreux que jamais sur les sentiers de randonnées de la province, constate Rando Québec.

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«Comme tout le monde a pu le voir, il y a de plus en plus d'adeptes de la randonnée pédestre. On peut évaluer à 30 à 50 % de pratique de plus cet été», a confirmé le directeur adjoint de l'organisme, Grégory Flayol, en entrevue au «Québec Matin» à LCN, dimanche.

Jusqu'à 120 000 personnes en quête d'un peu de verdure et désireuses de se délier les jambes ont foulé des sentiers pédestres chaque mois. «La saison n'est pas terminée, donc on n'a pas les chiffres exacts, mais c'est certain qu'il y a eu beaucoup, beaucoup de monde et de nouveaux pratiquants», a souligné M. Flayol.

Un tel engouement n'est pas sans susciter quelques problèmes, tout particulièrement sur les sentiers les plus connus et populaires, où l'achalandage se traduit par des accumulations de déchets sur les sentiers et les environs. Certains organismes sont aussi mal équipés pour recevoir un grand afflux de visiteurs.

«Il va falloir obligatoirement investir massivement dans les structures d'accueil et les sentiers. [...] On est pas mal certain que le nombre d'adeptes de pratique de plein air va encore augmenter dans les prochains mois et lors de la prochaine saison», a fait valoir le spécialiste de la randonnée.

Mieux éduquer les nouveaux amateurs de randonnée s'avère aussi un défi. «On a beaucoup de nouveaux adeptes de randonnée pédestre qui sont assez éloignés du monde du plein air et qui n'ont parfois pas la bonne préparation, qui ne font peut-être pas les bons choix par rapport à leur sécurité», a noté M. Flayol.

Les Québécois en quête d'un nouveau sentier à découvrir sont invités à consulter le site baliseqc.ca, qui répertorie des centaines de lieux de randonnée.

«C'est ce qu'on dirait aux gens. N'allez pas vers les endroits où tout le monde va parce qu'il y a déjà un achalandage trop important. Si on arrive à se répartir correctement sur le territoire en allant visiter d'autres lieux de pratique que les plus connus, ça permet de réduire les enjeux liés à un trop gros nombre de pratiquants», a plaidé Grégory Flayol.