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Écoles et lieux publics: «il faut avoir des systèmes d’aération appropriés», plaide Amir Khadir

TVA Nouvelles

Il ne faut pas oublier la qualité de l’air dans les mesures pour réduite la propagation de la COVID-19 au Québec, soutient le microbiologiste Amir Khadir. 

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«Une question importante demeure: la qualité de l’air dans les édifices publics, dans les écoles notamment», dit-il.

Les découvertes récentes sur le nouveau coronavirus permettent de comprendre que les particules dans l’air peuvent jouer un rôle plus important que les experts ne le croyaient au début de la pandémie. 

Amir Khadir explique qu’il y a deux types de transmission de l’infection, soit aérienne, par aérosols, et par gouttelettes. 

La transmission aérienne, par des aérosols, comme l’appelle le microbiologiste, «c’est ce qui est en suspension comme de la fumée», explique-t-il. 

La transmission par gouttelettes, en l’occurrence, se fait par «les particules qui sortent de notre bouche, nos voies respiratoires qui, comme des balles, atterrissent balistiquement», poursuit-il.  

«La part des infections dues à la transmission par les aérosols semble plus importante qu’on ne le pensait dans le passé, ce qui veut dire que notre politique dans les classes, dans les écoles, dans les universités dans les endroits publics fermés, en matière de ventilation, doit changer», affirme Amir Khadir.

Il insiste sur le fait que les écoles devraient être mieux équipées en matière de ventilation. 

«Il faut avoir, dans nos classes, des systèmes d’aération, de ventilation appropriés ou de filtration appropriés ainsi que dans les édifices publics», demande-t-il.