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Enquête sur les fuites: deux ex-policiers de l’UPAC poursuivent Québec pour 2,6M$

Jean-Louis Fortin | Bureau d'enquête

Deux ex-policiers de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) qui ont été visés par l’enquête sur les fuites médiatiques poursuivent l’État québécois pour plus de 2,6 millions $. 

Dans des requêtes déposées lundi en Cour supérieure, Richard Despatie, Stéphane Bonhomme et leur conjointes respectives se vident le coeur sur le traitement dont ils disent avoir été victimes depuis le début de cette saga qui dure depuis 2017.

Ils affirment avoir fait les frais de «congédiement illégal», de perquisitions abusives à leur domiciles respectifs, de «fausses dénonciations et allégations».

Les deux policiers de carrière dénoncent «une inconduite étatique qui mine le système de justice québécois ainsi que la crédibilité de la population québécoise à l’égard des institutions et de l’administration publique».

Écoutez l'entrevue de Richard Despaties, ex-enquêteur de la Sureté du Québec, sur QUB radio  

Richard Despatie, congédié de l’UPAC le 19 octobre 2016, estime que ces événements ont entrainé rien de moins que «l’anéantissement de (sa) carrière professionnelle». Il réclame la somme de 1,35M$.

Stéphane Bonhomme, suspendu avec solde depuis le 26 octobre 2017, allègue quant à lui des «stratagèmes machiavéliques et honteux qui ont été orchestrés par les hautes instances de l’UPAC». Il demande 900 000 $. 

Les deux conjointes des policiers réclament chacune 200 000 $ pour des préjudices psychologiques et moraux allégués, ce qui porte le grand total à 2,65 millions $.