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France: des militantes arrêtées après avoir collé des dessins du «cul de Mahomet»

Agence France-Presse

closeup on logo of urban police car

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Trois jours après la décapitation d'un enseignant ayant montré des caricatures du prophète Mahomet en cours, des militantes féministes ont été arrêtées lundi soir en France pour avoir collé des dessins représentant un postérieur nu avec l'inscription: «Et le cul de Mahomet, on a le droit?».

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Armées de seaux remplis de colle et de brosses, les trois militantes avaient pour ambition de coller un millier de ces dessins, réalisés par le défunt caricaturiste Charb, «pour inonder le centre-ville de Toulouse» (sud-ouest) et exercer leur «droit au blasphème».

Charb avait été assassiné avec plusieurs autres dessinateurs lors de l'attentat contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 à Paris.

Interpellées par des passants curieux de la finalité de leur démarche, voire agressifs pour certains, les militantes n'ont que peu répondu. «Il faut aller vite, car ça reste une action risquée, on n'est pas là pour donner une conférence de presse», a déclaré à l'AFP l'organisatrice de l'action, qui a préféré garder l'anonymat.

«Un homme a été égorgé, en France, pour avoir montré des caricatures», a-t-elle finalement lancé à un badaud très insistant.

Une demi-heure à peine après le début de leur action, les trois femmes ont été interpellées par des policiers et emmenées au commissariat pour «délit d'affichage sauvage», notamment sur des sites classés.

Décapité vendredi près du collège de Conflans-Sainte-Honorine, au nord-ouest de Paris, où il enseignait l'histoire-géographie, Samuel Paty a été visé, selon le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin, par une «fatwa» émise par un parent d'élève et un prédicateur - tous deux en garde à vue - pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet pendant un cours sur la liberté d'expression.