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Les marchés publics montréalais «satisfaits» de leur saison d’été

Gabrielle Morin-Lefebvre | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE/Les Marchés Ahuntsic-Cartierville (MAC)

Malgré une baisse d’achalandage durant la pandémie et la fermeture de certains marchands et kiosques en raison de l’absence de touristes, les marchés publics de Montréal (MPM) se disent fiers de leur saison estivale.

Rassemblant les quatre grands marchés de la métropole, dont le Marché Jean-Talon et le Marché Atwater, en plus de marchés solidaires et de quartiers, la Corporation des marchés publics de Montréal (MPM) tire un bilan positif de sa dernière saison estivale malgré les conditions commerciales difficiles liées à la pandémie.

«Les gens ont été assez au rendez-vous pour que les marchés soient allumés, que les ventes soient là et que ces [marchés] soient performants encore malgré le contexte de la COVID», a expliqué le directeur général par intérim Nicolas Fabien-Ouellet.

Les gérants de marchés ont dû user de débrouillardise et d’entraide pour composer avec l’installation de nouveaux aménagements de distanciation sociale, de nouveaux systèmes de paiement électronique et avec la pénurie de main-d’œuvre, selon M. Fabien-Ouellet. Il estime cependant que les marchés publics auront plus d’outils et d’expérience pour la saison hivernale.

«On va continuer à s’adapter avec les nouvelles mesures du gouvernement pour les marchés publics. On est prêts à accueillir tout le monde pour venir participer à ce mouvement-là d’achat local», a-t-il ajouté en soulignant que seule une dizaine de commerçants sur les 200 disponibles dans les marchés de Montréal ont dû fermer en raison de l’absence de touristes internationaux.

M. Fabien-Ouellet estime d’ailleurs que l’engouement pour l’achat local a été bénéfique pour les marchés publics, notamment lors des récoltes à partir du mois d’août, la population montréalaise en profitant pour faire ses provisions en fruits et légumes pour les conserves et profiter de la haute de saison.

Affronter sa «première» vague 

D’après les Marchés Ahunstic-Cartierville (MAC), un organisme à but non lucratif ayant vécu sa toute première saison estivale au début de la pandémie, 2020 a été l’année de «toutes les émotions».

«On était très au fait des règlementations de la santé publique, on était très attentif. On avait un doute sur la possibilité d’ouvrir des marchés jusqu’à la dernière minute », s'est rappelé son directeur, César Herzele.

La veille de l’ouverture de son marché d’été sur la rue Basile-Routhier en juillet, l’organisme avait dû annuler cinq exposants n’offrant pas de produits alimentaires puisque la santé publique avait décidé d’interdire ces derniers dans les marchés.

«C’était des entreprises autant en difficulté que les autres et on espérait vraiment leur donner un petit coup de pouce avec les marchés [...]. Ça nous a fait vraiment mal au cœur», a confié M. Herzele.

Selon le directeur de l'organisme, le marché d’été a tout de même été une réussite : au total, plus d’une soixantaine de bénévoles ont contribué à l’ensemble des marchés solidaires et mobiles gérés par l’organisme tout au long de l’été, ainsi qu’à leurs 12 marchés publics extérieurs. Pas moins de 800 personnes ont fréquenté ces derniers.

«On a fait des sondages des clients et des exposants, et on a 93 % des personnes interrogées qui sont pleinement satisfaites. C’est une grande réussite», s'est réjoui M. Herzele, plein d’espoir pour les années à venir.