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Sept-Îles: coupable de séquestration et d'agression sexuelle

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Real Judges Or Auctioneer Gavel On The Black Wooden Table

Alex - stock.adobe.com

Bien qu’il ait nié en bloc les gestes qui lui étaient reprochés, un résident de Sept-Îles a été reconnu coupable d’avoir séquestré et agressé sexuellement une jeune femme de 19 ans qu’il n’avait jamais vue de sa vie. 

Les faits reprochés à Joey Napish, 33 ans, un homme d’origine autochtone, se sont déroulés en novembre 2015 dans un appartement de Limoilou.  

Le jour des événements, Napish se trouvait avec un ami et les deux hommes ont communiqué avec la jeune femme qui devait passer au logement pour y chercher des cigarettes.  

Lorsque cette dernière est arrivée en compagnie d’une amie, elles ont été invitées à prendre une consommation. 

Séquestration et agression

Dans le cadre du procès, la victime a mentionné que lors de cette soirée, Napish la regardait de manière insistante, ce qui l’avait mise mal à l’aise. Plus tard, se sentant nauséeuse, la jeune femme est sortie à l’extérieur. 

«L’accusé l’a alors rejointe pour lui dire qu’elle avait gâché la soirée. Il l’a prise par le bras et emmenée dans la salle de lavage. À cet endroit, il a détaché les pantalons de la jeune femme pour les baisser jusqu’au bas de ses fesses», a relaté la juge Rachel Gagnon.  

En panique, la victime s’est alors débattue et elle a réussi à se sauver par la fenêtre lorsque l’ami de l’accusé est entré dans la pièce.   

«Devant deux versions contradictoires, le tribunal ne peut choisir entre deux thèses et il doit plutôt déterminer si la poursuite a démontré, hors de tout doute raisonnable, la culpabilité de l’accusé», a mentionné la présidente du tribunal, en ajoutant que c'était le cas.  

Rapport Gladue

Même si depuis 2005, Napish s’est retrouvé devant les tribunaux à de multiples reprises, son avocat, Me Yves Savard, a demandé à ce qu’un rapport de type Gladue soit rédigé pour éclairer la juge sur la sentence qui devra être imposée.  

Ce rapport a pour objectif de mettre en perspective les facteurs historiques, systémiques et individuels ayant pu contribuer à la présence de l’accusé devant le tribunal.  

Il présente également «les difficultés vécues à travers les années par le délinquant et sa communauté», peut-on lire dans le feuillet d’information des Services parajudiciaires autochtones du Québec (SPAQ). 

Joey Napish reviendra devant le tribunal en janvier.