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Une nouvelle taxe américaine sur les éoliennes pénalise Marmen

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Après l’industrie du bois d'œuvre, ainsi que celle de l'acier et de l'aluminium, c'est au tour de l'industrie éolienne d’être frappée par une nouvelle taxe frontalière douanière américaine, fixée à 6 %. 

Au Québec, la mesure vise surtout l'entreprise Marmen de Trois-Rivières, le seul fabricant canadien de tours d'éoliennes. L’entreprise québécoise exporte vers les États-Unis la totalité de sa production de tours d'éoliennes, fabriquées à Trois-Rivières et à Matane.

Les concurrents américains de Marmen se disent victimes de «dumping».

«Nous, on a des avocats et on se défend parce qu'on considère que les prétentions de nos compétiteurs américains sont non valides», a martelé Vincent Trudel, vice-président aux opérations chez Marmen.

CLAUDIA BERTHIAUME/L'ÉCHO DE TROIS-RIVIÈRES/AGENCE QMI

Le manufacturier ne croit toutefois pas être en train de faire les frais de la campagne présidentielle en cours aux États-Unis. «C'est un processus administratif. Donc peu importe le parti qui est au pouvoir, ça peut arriver», a opiné Vincent Trudel.

Le commissariat industriel de Trois-Rivières a vivement déploré la mesure américaine. «On vient tout juste, et sous l'impulsion de la volonté de Monsieur le Président, de signer une nouvelle entente [de libre-échange] et depuis, on ne fait que ça : avoir des recours devant les tribunaux économiques», a souligné Mario De Tilly, directeur d'Innovation et développement économique Trois-Rivières.

Marmen a choisi de se défendre seul devant une Cour américaine plutôt que de s'en remettre à une instance d'arbitrage constituée spécialement en vertu des accords commerciaux. En attendant une décision, et puisque les contrats de livraison doivent être respectés, Marmen absorbe la surtaxe à ses frais pour l’instant.

La nouvelle taxe touche aussi des manufacturiers de l'Indonésie, du Vietnam et de la Corée du Sud.