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65 millions pour lutter contre les crimes avec armes à feu

Marc-André Gagnon | Journal de Montréal

Photo TVA Nouvelles

Le gouvernement versera 65 millions $ aux trois principaux corps policiers de la province afin de lutter contre la recrudescence de la violence liée aux gangs et aux armes à feu observée depuis quelques années. 

De cette somme, qui s’ajoute aux 32,5 millions de dollars sur cinq ans déjà annoncés dans le budget 2020-2021, quelque 27,6 millions de dollars seront puisés à même le Fonds d’action contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs (FACVAFG), un programme pancanadien dont les provinces et territoires sont bénéficiaires. 

Une autre partie du financement proviendra du produit des biens confisqués aux milieux criminels à la suite d’enquêtes policières, a annoncé la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, aux côtés des chefs du SPVQ, du SPVQ et de la SQ. 

Seulement à Québec, de 2018 à 2019, le nombre d’armes à feu saisies dans un contexte d’activités criminelles reliées au crime organisé a plus que doublé, passant de 38 à 92, a rapporté le directeur du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon. Il s’agit d’une « augmentation quand même importante », s’est-il inquiété. 

Dans le crime organisé, « la collecte des dettes se fait de façon de plus en plus proactive, disons ça comme ça, puis dégénère parfois en crime violent », a noté le chef Pigeon. 

Une nouvelle équipe au SPVQ 

Au SPVQ, l’annonce de la ministre Guilbault se traduira par la création d’une nouvelle équipe qui réunira une vingtaine d’enquêteurs, dont ceux qui étaient déjà affectés aux dossiers de la lutte au crime organisé et aux crimes graves. 

Du côté du Service de police de la Ville de Montréal, le financement servira à soutenir l’équipe de lutte contre le trafic des armes à feu créée en novembre 2019. 

La Sûreté du Québec obtiendra aussi sa part afin d’intensifier les efforts déployés par son équipe de lutte contre le trafic d’armes à feu sur Internet et son équipe chargée de la résolution des meurtres et des disparitions liés au crime organisé. 

À l’instar du chef du SPVM, Sylvain Caron, la directrice générale par intérim de la SQ, Johanne Beausoleil, a relevé une hausse de la violence, cette année, notamment depuis le déconfinement de juin dernier. 

« On constate la même chose que le SPVM. [...] La COVID n’a pas ralenti les ardeurs du crime organisé », a-t-elle déclaré.