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Consigne élargie: le ministre Charrette s’en prend aux détaillants

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

Photo d'archives Agence QMI, Mario Beauregard

Benoît Charrette accuse les détaillants de faire peur au monde avec des arguments d’une autre époque au sujet de la consigne élargie. Le ministre de l’Environnement assure que les Québécois n’auront pas à payer plus cher pour leur panier d’épicerie après cette réforme. 

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Selon le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), les citoyens vont débourser près de 300 millions $ de plus annuellement pour leurs emplettes en raison de la consigne élargie, que le gouvernement Legault compte mettre en place à compter de 2022.  

Un discours qui ulcère le ministre Charrette. «Cette réforme-là, au fil des années, a déraillé à plusieurs reprises, toujours sous l'impulsion du Conseil canadien du commerce de détail!», a-t-il déploré mardi, à l’entrée de la commission parlementaire qui se penche sur le projet de consigne élargie.

«Le Conseil canadien du commerce de détail sème de façon volontaire, je dirais, de la confusion dans le débat. Les sommes qu'il mentionne sont des sommes liées à la consigne, des sommes qui peuvent être intégralement remboursées au consommateur si le consommateur dépose les contenants au bon endroit», a-t-il insisté. 

Dans son projet de consigne élargie, le gouvernement laisse aux entreprises qui mettent en marché les contenants le soin de financer et gérer le transport et la manutention de la consigne élargie. On comprend que l’industrie pourrait ainsi appliquer des écofrais sur les produits consignés.  

Le ministre Charrette a précisé mardi que les entreprises devront assumer ces frais supplémentaires, qui pourraient d’élever à deux ou trois cents par contenant. «C'est à l'entreprise de l'assumer dans ses frais de production, dans ses frais de commercialisation», a-t-il dit. 

Échéancier maintenu  

Le ministre de l’Environnement a ajouté qu’il n’a absolument pas l’intention de reporter l’entrée en vigueur des mesures, comme le réclament les commerçants. «L'échéancier, on le maintient».  

Il est prévu que les pintes de lait et de jus, de même que les bouteilles d’eau et les bouteilles de vin soient progressivement consignées dès 2022.