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Trop tôt pour se réjouir malgré une hausse de cas moindre à Québec

Marc-André Gagnon | Journal de Québec

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, invite les citoyens de la Capitale-Nationale à ne pas de réjouir trop vite, même si trois fois moins de nouveaux cas ont été enregistrés dans la région, mardi, par rapport à la veille. 

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Après plusieurs journées marquées par de nouveaux records – 272 cas additionnels ont été rapportés lundi – la Capitale-Nationale a connu un certain répit, en enregistrant 92 nouveaux cas de COVID-19, mardi. 

De l’autre côté du fleuve, en Chaudière-Appalaches, le bilan demeure plutôt stable, avec 47 nouveaux cas en date du 19 octobre, par rapport à 48 vingt-quatre heures plus tôt. 

« Je ne serais pas surpris, demain, à Québec, qu'on ait une hausse », a toutefois prévenu le ministre Dubé, en conférence de presse. 

Outre l’important rattrapage dans la compilation des données auquel la direction régionale a dû s’attaquer dans les dernières semaines, la progression rapide observée à Québec s’explique par un certain relâchement dans le respect des consignes, craint M. Dubé. 

« Le suivi des mesures, peut-être qu'à Québec, ç’a pris un petit peu plus de temps, puis là, on en paie les conséquences », a soulevé le ministre de la Santé. 

« Les gens doivent faire un effort supplémentaire dans les prochains jours à Québec, dans la région de Québec, pour casser la deuxième vague », a-t-il insisté. 

« On va probablement lancer des opérations de resurveillance des milieux de travail », a prévenu à son tour le directeur national de santé publique, Horacio Arruda. 

Guilbault n’est pas fière 

« C’est sûr que comme ministre responsable de la Capitale-Nationale, ce n’est pas quelque chose dont je suis fière », a avoué pour sa part la vice-première ministre Geneviève Guilbault, en réagissant au nouveau record de cas enregistré lundi à Québec. 

« Ça m’attriste, parce que dans la première vague on s’en était relativement bien sorti, mais il semble que cette fois-ci, on a été presque un peu la locomotive. Il y a eu la fameuse histoire du karaoké, puis on dirait que depuis ce temps-là, on ne s’en est pas remis. Au contraire, les cas ont augmenté. (...) C’est dommage. » 

À tous ceux qui pourraient croire à tort qu’ils sont moins à risque, « la COVID, c’est dangereux », a réitéré Mme Guilbault. Elle a notamment cité, à titre d’exemple, le cas d’un influenceur ukrainien qui est mort à 33 ans des suites de la maladie après avoir nié, jusqu’à tout récemment, l’existence du virus. 

Du côté de Québec solidaire, les co-porte-paroles Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois ont pointé du doigt le discours de banalisation de la COVID-19 entretenu par certains animateurs de radio à Québec. 

« Le climat médiatique, je pense qu'il faudrait être aveugle ou, en fait, dans ce cas-là, sourd pour ne pas identifier que ça peut être un facteur qui explique la situation à Québec », a dit M. Nadeau-Dubois. 

- Avec la collaboration de Catherine Bouchard