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Des tests pour les vols vers Hong Kong et l'Italie

Agence France-Presse

L'aéroport londonien d'Heathrow met en place à partir de mardi des tests sanitaires payants pour les voyageurs qui s'apprêtent à prendre un vol pour Hong Kong et l'Italie, afin de donner un coup pouce à un trafic aérien décimé par la pandémie.

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Ces tests salivaires dits Lamp seront disponibles dans les terminaux 2 et 5 de l'aéroport et donneront des résultats en une heure, soit beaucoup plus rapidement que les PCR réalisés en laboratoires d'analyse et utilisés par le système de santé NHS.

Les passagers devront s'inscrire en ligne avant de se rendre à l'aéroport et débourser 80 livres par test.

Ce dispositif, en place pour 4 semaines, doit permettre de faciliter les voyages vers des destinations où la preuve d'un test négatif est exigée à l'arrivée.

Les tests à Heathrow seront proposés par British Airways, Virgin Atlantic et Cathay Pacific.

Il s'agit d'une « étape cruciale qui permet de soutenir le secteur du voyage tout en limitant la propagation du virus» , ont déclaré les sociétés de services aéroportuaires Collinson et Swissport dans un communiqué.

Le type de test proposé à Heathrow n'est toutefois pas accepté dans tous les pays à l'arrivée, certains préférant le PCR.

« Au bout du compte, nous avons besoin d'une règle commune pour les tests avant les départs et nous saluons l'annonce récente du gouvernement qui veut être en pointe sur le sujet» , souligne John Holland-Kaye, directeur général de l'aéroport d'Heathrow.

Mais pour l'heure, les autorités se concentrent surtout sur les tests à l'arrivée, qui doivent permettre de réduire de 14 jours à une semaine la période de quarantaine imposée par le Royaume-Uni à l'encontre de nombreux pays.

Le ministre britannique des Transports Grant Shapps avait déclaré lundi espérer d'ici début décembre la mise en place d'un test pour les arrivées internationales au Royaume-Uni.

Le nouveau patron de la compagnie aérienne British Airways, Sean Doyle, a lui affiché son opposition à cette mesure, défendant au contraire des tests sanitaires avant de prendre un vol, seul moyen pour lui d'assurer la survie du secteur tant que le virus est actif.