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Guerre des motards: 20 ans plus tard, les meurtriers de son frère courent toujours

Anne-Sophie Roy | Journal de Montréal

CP PICTURE ARCHIVE/Le Journal de Montreal-Pierre Vidricaire

Vingt ans après l’assassinat de Francis Laforest en pleine guerre de motards, son frère garde espoir de voir le meurtre être enfin élucidé. 

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Alors que le crime organisé continue de tuer des innocents, Maxime Laforest ne digère pas qu’aucun des meurtriers n’ait encore été emmené devant les tribunaux, a expliqué Félix Séguin, mardi, sur QUB radio. 

«Il y a l’idée que les criminels règlent toujours leurs comptes entre eux. C’est vrai, en partie, mais il y a des victimes collatérales», a souligné le journaliste. 

Les suspects connus  

Comme c’est souvent le cas dans les meurtres liés au crime organisé, les suspects de l'assassinat de Francis Laforest sont connus des policiers. Il manque cependant des détails à l’enquête pour leur passer les menottes.  

«Après 20 ans, on espère toujours qu’un proche d’un suspect va craquer et va vouloir parler aux policiers pour enfin fermer le dossier. Les policiers savent c’est qui, les gars sont toujours actifs, mais il manque toujours des petites informations», a déploré Maxime Laforest. 

Battu à mort 

Le 17 octobre 2000, Francis Laforest, qui était propriétaire du bar McTavish dans le Vieux-Terrebonne, a refusé l’accès à son établissement à des revendeurs de drogue. En guise de représailles, un groupe d’individus l'a battu à mort à coups de bâton de baseball.  

Photo Sureté du Québec

Si un tenancier de bar peut refuser de se plier aux demandes de membres du crime organisé en leur refusant l'accès, ce n'est pas sans conséquence, a insisté Félix Séguin. 

«Au cours des dernières années, la Sûreté du Québec a tenté de minimiser les refus des tenanciers de laisser entrer le crime organisé chez eux», a estimé le journaliste d’enquête.  

Par ailleurs, ce sont les meurtres de Francis Laforest et de Daniel Desrochers, ainsi que la tentative de meurtre sur Michel Auger, tous liés au crime organisé, qui ont mené à l’adoption de la première loi antigang au Québec en 1997.

Écoutez l'échange entre Maxime Laforest et Félix Séguin sur QUB radio: