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Protection de la jeunesse : le dépôt du rapport Laurent reporté de cinq mois

Agence QMI

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Le rapport de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, lancée dans la foulée du drame de la fillette martyr de Granby, sera finalement déposé cinq mois plus tard que prévu.

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La Commission présidée par Régine Laurent devait initialement remettre ses conclusions le 30 novembre. Cependant, en raison de retards accumulés à cause de la pandémie de COVID-19, les commissaires ont réclamé mardi un délai de cinq mois pour pouvoir déposer leur rapport tant attendu.

«La Commission s'est toutefois engagée auprès du gouvernement à déposer des orientations sur le rapport au plus tard le 30 novembre 2020», a précisé l'organisation par communiqué.

Le cabinet du ministre responsable du dossier, Lionel Carmant, a fait savoir que ce dernier approuvait la demande de la Commission.

La COVID-19 avait forcé l'annulation de cinq semaines d'audiences publiques au printemps. Des témoignages avaient par la suite pu être reçus par téléconférence.

«La preuve abondante et le caractère délicat des données recueillies ainsi que l'étendue et la complexité du mandat ont engendré un travail colossal d'analyse, d'écriture et d'édition plus long que prévu», ont souligné les commissaires par communiqué, tout en pointant du doigt les défis engendrés par le télétravail pour expliquer leur demande de délai.

La Commission a permis d'entendre un total de 296 témoins et plus de 2000 intervenants. Près de 1600 appels et courriels ont aussi été traités, sans compter 225 mémoires qui ont été déposés.

Lancée après le décès tragique d'une fillette de Granby suivi par la DPJ en avril 2019, la commission a reçu le lourd mandat de se pencher sur le système de protection de la jeunesse du Québec. Elle doit ultimement proposer diverses avenues pour moderniser et améliorer le système de protection de la jeunesse.

«Je suis consciente de l'urgence de la situation et de l'importance de la question de la sécurité de nos enfants actuellement au Québec. Ce rapport est attendu et nous nous devons de rendre un document impeccable. Nous travaillons à ce que notre rapport soit le plus clair et pragmatique possible. Nos recommandACTIONS et les actions à prendre seront concrètes», a indiqué Régine Laurent, mardi.

Peu après le drame survenu récemment à Wendake, près de Québec, lors duquel deux jeunes enfants ont perdu la vie, le ministre Lionel Carmant avait indiqué qu’il souhaitait puiser dans les recommandations de la Commission afin de poser rapidement des gestes.

La décision a «déçu» la Fédération des familles d’accueil et des ressources intermédiaires du Québec (FFARIQ).

«Je suis triste pour les enfants et je suis inquiète pour leurs droits, leur protection et leur sécurité. Compte tenu de la détresse que vivent bien des enfants, j’attendais ce rapport avec hâte», a commenté la présidente de la FFARIQ, Geneviève Rioux, en rappelant qu'il «est urgent que des solutions concrètes soient mises en place» pour le bien-être des endants.

Celle-ci a, malgré tout, réitéré sa confiance en la Commission et sa présidente, Régine Laurent

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