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Mini-émeute à la prison de Hull en raison du confinement

Jadrino Huot | Agence QMI

Hand in jail

lalalululala - stock.adobe.com

Des détenus de la prison de Hull à Gatineau ont manifesté avec fracas leur mécontentement dans la nuit de lundi à mardi en réaction au confinement imposé par la santé publique.

Des prisonniers de l’aile AG-2 ont mis le feu à du papier avant de le lancer, avec d’autres objets, à travers les barreaux de leurs cellules. Le mini-soulèvement a duré une quinzaine de minutes et personne n’a été blessé.

Les détenus réagissaient ainsi au confinement général du centre de détention imposé lundi après-midi par la direction de la Santé publique à la suite d’une éclosion de COVID-19 dans un autre secteur de l’établissement.

«(La pandémie) peut entraîner des tensions. Cette réalité fait partie de notre travail», a confié Mathieu Lavoie, président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec.

Éclosion

Six détenus de l’aile B-3, réservée aux criminels les plus dangereux, ont reçu lundi un résultat positif à la COVID-19. Six prisonniers du même secteur ont toutefois refusé de passer le test du coronavirus. Les cas confirmés doivent demeurer en isolement jusqu’à la fin des symptômes, soit un minimum de 10 jours.

«Quand un virus comme celui-ci entre à l’intérieur des murs d’un centre de détention, ça peut se répandre comme une traînée de poudre vu la proximité des détenus, ainsi que le non-respect du port du masque ou de la distanciation physique. Il faut trouver la source et limiter la propagation en réduisant les contacts», précise M. Lavoie.

Aucun agent correctionnel n’a reçu pour l’instant un diagnostic positif à la COVID-19, mais 18 d’entre eux se feront tester sous peu par mesure préventive.

Départs

Mathieu Lavoie a par ailleurs confirmé que la pandémie avait accéléré les départs à la retraite hâtifs et les changements de carrière.

Environ 130 des membres du syndicat avaient quitté la profession durant les six premiers mois de 2020, comparativement à quelque 150 durant toute l’année 2019.

Rappelons que les centres de détention de Trois-Rivières et de Québec ont aussi été touchés par la COVID-19.