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Un «party» aux lourdes conséquences

Sébastien Houle | TVA Nouvelles

L'éclosion qui sévit depuis la fin septembre au séminaire Saint-Joseph, à Trois-Rivières, aura finalement conduit l'établissement d'enseignement secondaire à fermer ses portes de façon temporaire et à se tourner vers l'enseignement en ligne, jusqu'au 26 octobre, voire encore plus loin si la situation tarde à se résorber.

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Rappelons que c'est une soirée entre amis, à laquelle de nombreux élèves auraient pris part, jouant notamment «à la bouteille», qui serait à l'origine de l'éclosion. L'infection s'est depuis propagée tant chez les élèves, que chez les enseignants et les employés de soutien. 

Les cas de COVID-19 recensés dans les murs de l'institution se sont multipliés au cours des derniers jours. On comptait 29 cas vendredi, un total qui a grimpé jusqu'à 45 dimanche. Seize infections se sont ajoutées lundi, portant le total à 61. 

Le bilan est vraisemblablement appelé à s'alourdir, tandis que des élèves sont toujours en attente de résultats et que les cohortes de secondaire 1 et 2 doivent encore se soumettre à des tests de dépistage. 

Le maire Angers appelle les autorités sanitaires à faire leurs devoirs

Du côté de Shawinigan, le maire Michel Angers demande aux autorités de la Santé publique de faire preuve de discernement. Pour lui, les chiffres des derniers jours dans sa ville – neuf cas vendredi, aucun samedi, quatre dans la journée de dimanche et deux autres lundi – ne justifient pas que Shawinigan tourne au rouge. «Si on prend des décisions, je veux savoir sur quelle base on prend ces décisions-là», a-t-il martelé. 

Le maire réagissait ainsi aux propos de la directrice régionale de santé publique, Marie-Josée Godi, qui dit surveiller la situation de près et trouver «inquiétant» l'accroissement du nombre de cas dans la région, au cours des derniers jours.