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Wall Street termine dans le vert, prudemment optimiste sur le plan de relance américain

Agence France-Presse

La Bourse de New York a fini en petite hausse mardi, faisant preuve d'un optimisme modéré au sujet d'un possible compromis entre élus démocrates et républicains sur de nouvelles mesures d'aides économiques aux États-Unis.

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Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,40% à 28.308,79 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, est monté de 0,33% à 11.516,49 points et l'indice élargi S&P 500 a progressé de 0,47% à 3.443,12 points.

S'ils ont bien fini dans le vert, les grands indices new-yorkais ont perdu une partie de leurs gains en seconde moitié de séance alors que la confirmation d'un accord au Congrès tardait à venir.

«Depuis quatre ou cinq séances, le marché est en phase de consolidation en attendant davantage de clarté», note Peter Hanks de DailyFX.

«L'espoir autour d'un plan de relance semble être le principal facteur pour le marché», poursuit l'expert.

Les investisseurs anticipaient toujours mardi l'annonce d'un compromis avant la fin de la journée sur des aides économiques supplémentaires pour les entreprises et ménages américains.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, en charge des négociations, s'est montrée optimiste, indiquant que, malgré certains sujets toujours en discussion, le texte était en train d'être rédigé.

Mme Pelosi avait fixé dimanche un ultimatum de 48 heures pour parvenir à un compromis.

Les grands noms du secteur technologique ont pour leur part affiché une solidité à toute épreuve, à peine affectés par l'annonce du gouvernement américain et d'une dizaine d'États de poursuites judiciaires contre Google pour abus de position dominante.

Le titre d'Alphabet, la maison mère de Google et YouTube, est ainsi monté de 1,37%. Celui de Facebook a pris 2,36% et celui d'Apple a gagné 1,32%.

«Tant qu'il n'y aura pas d'amende d'un montant considérable (aux États-Unis, ndlr) contre les entreprises de la «Big Tech», un changement concret dans la façon dont elles agissent ou un démantèlement, ces firmes pourront résister à ce genre d'annonces», juge M. Hanks.

Parmi les autres valeurs du jour, le géant de l'informatique IBM a reculé de 6,49% après avoir vu son chiffre d'affaires baisser pour le troisième trimestre consécutif.

Le groupe de produits de grande consommation Procter & Gamble (P&G) a pour sa part continué à profiter de la demande accrue pour les produits de nettoyage depuis le début de la pandémie et a relevé ses prévisions annuelles. Son titre a pris 0,40%.

Le groupe de défense Lockheed Martin (-3,00%) a aussi relevé ses prévisions annuelles après un troisième trimestre solide, soutenu pendant la pandémie par les ventes constantes au gouvernement de ses avions de combat F-35.

Les données sur l'immobilier diffusées mardi se sont montrées encourageantes: les mises en chantier de logements aux États-Unis ont rebondi en septembre, enregistrant une hausse de 1,9%, après avoir reculé en août.