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Conventions collectives des employés de l’État: des ruptures de services sont à craindre, dit la FTQ

Vincent Larin | Agence QMI

Photo d'archives, Agence QMI

La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) presse le gouvernement de passer de la parole aux actes pour faire débloquer les négociations sur le renouvellement des conventions collectives des employés de l’État, sans quoi des ruptures de services pourraient survenir en santé et en éducation. 

En conférence de presse virtuelle, mercredi, le président de la centrale syndicale, Daniel Boyer, a affirmé que les travailleurs qu’il représente sont «inquiets», mais aussi «écœurés» par le peu d'avancement dans ce dossier.

Les négociateurs du gouvernement n’ont pas vu leur mandat être modifié malgré plusieurs déclarations publiques du premier ministre, soutient Daniel Boyer, la plus récente faite mardi voulant qu’il souhaite offrir de meilleures conditions de travail aux infirmières.

Résultat: les négociations sont au point mort depuis juillet dernier, lorsque le syndicat avait déposé sa contre-proposition.

«On n’a toujours pas eu de réponse à ce dépôt-là. Le Conseil du trésor travaille toujours avec le même mandat. On a bougé à plusieurs reprises, on s’attend à ce que le gouvernement bouge», a indiqué Daniel Boyer, qui affirme «qu’on ne voit pas la lumière au bout du tunnel».

Si la centrale syndicale entend mettre en place des moyens de pression dans les prochaines semaines, elle exclut pour le moment de faire la grève.

«On ne se parlera pas de grève. On ne provoquera pas de ruptures de services», a précisé Daniel Boyer.

Mardi, le premier ministre, François Legault, a indiqué qu’il est prêt à réduire la charge de travail des infirmières, mais qu’il ne serait pas possible de hausser leurs salaires au-delà de l’inflation.

Pour le moment, la FTQ propose une bonification salariale de 2 % par année pour un contrat de trois ans. La plus récente offre du gouvernement mise plutôt sur des hausses successives de 1,75 %, 1,75 % et 1,5 %.