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Français au travail: un syndicat déplore l’inaction du gouvernement

Agence QMI

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L’usage du français au travail doit primer, selon un syndicat qui dénonce l’inertie du gouvernement du Québec à le décréter langue de travail dans les institutions publiques.

Le Syndicat des professionnelles et des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se dit inquiet de l’absence de volonté du gouvernement Legault pour décréter le français comme langue de travail.

«Un an après le rapport dévastateur du Conseil supérieur de la langue française sur les pratiques linguistiques des ministères et organismes publics au Québec, rien ne se fait pour établir la place prédominante que doit occuper le français au travail au Québec», a déploré dans un communiqué Line Lamarre, présidente du SPGQ, mercredi.

«Ne rien faire alors que des proportions inquiétantes d'employés de l'État à Montréal, à Laval et en Outaouais utilisent parfois une autre langue que le français dans leurs échanges avec des collègues ou des contribuables québécois nous semble préjudiciable et inquiétant de la part d'un gouvernement qui se plaît souvent à rappeler sa fibre nationaliste», a-t-elle dénoncé.

Même s’il reconnaît le bien-fondé du plan du ministre Simon Jolin-Barrette pour assujettir à la loi 101 les entreprises fédérales au Québec, le syndicat s’interroge sur le silence du gouvernement sur ce qu’il compte entreprendre pour que l’administration publique québécoise donne l’exemple.

Le gouvernement du Québec doit tout mettre en œuvre pour faire du français la langue «normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires», a ajouté Mme Lamarre.