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La Maison de soins palliatifs du Saguenay peut maintenant compter sur tous ses lits

Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles

Lors de la première vague de COVID-19, elle avait dû réduire de moitié sa capacité, de douze à six lits, en raison d’un manque de personnel.

Mais aujourd'hui, les 40 employés et les bénévoles sont là, malgré la deuxième vague. Les 12 lits sont donc disponibles.

«Ce sont des gens de cœur, a dit mercredi le directeur général de cette ressource, Bernard Simard, en parlant de son personnel. Notre but, c'est d'avoir 12 lits complets. L'objectif ultime, c’est de remplir la maison pour donner le meilleur service possible et permettre aux familles et aux gens de vivre une fin de vie dans la plus grande sérénité.»

Cette approche humaine est vraiment appréciée par les bénéficiaires et leurs familles.

Depuis un mois, Jeannine Simard est patiente à la Maison des soins palliatifs du Saguenay. Elle apprécie l'attention qu'elle reçoit ici. «On nous dorlote, a témoigné Mme Simard. C'est extraordinaire. Vraiment extraordinaire. Aussitôt qu'on demande quelque chose, mon Dieu, ils nous le permettent tout de suite.»

Sa fille, Marie-Christine Lapointe, approuve en entrevue avec TVA Nouvelles. «Ma mère reçoit beaucoup de soins d'hygiène. Les gens font ça avec douceur, empathie, avec le sourire et c'est humain. Tout est mis à l'honneur pour le bien-être, le confort, pas de douleurs. Tout est en douceur.»

Il n'y a eu aucun cas de COVID-19 dans cette ressource depuis le début de la pandémie. Toutes les mesures sont appliquées. Depuis mercredi, le masque de procédure est obligatoire pour tout le monde qui entre dans le bâtiment.

«Si la COVID entre ici, nous n'avons pas de zones rouge, chaude et froide, a expliqué Bernard Simard. On serait peut-être obligé de fermer. Le risque zéro n'existe pas, mais on prend toutes les mesures nécessaires pour diminuer le risque.»

Les visites sont permises avec certaines règles: deux personnes à la fois et un maximum de quatre en 24 heures, sauf si un patient en fin de vie reçoit une prescription du médecin d'avoir des visiteurs additionnels.

«Au lieu de prescrire un médicament, ils prescrivent une présence physique auprès de notre patient. Si la personne a trois enfants et un conjoint, on va autoriser avec une prescription médicale d'avoir la présence des quatre personnes dans la chambre. Ça permet de vivre les derniers moments en cellule familiale.»

Ces droits de visite sont appréciés par Marie-Christine Lapointe. «Ma mère a été hospitalisée au printemps. Nous avons été deux semaines sans la voir. On était inquiets. Mais ici, on sent qu'ils essaient le plus possible de permettre les visites.»

L'autre bonne nouvelle, c'est que malgré la crise, le budget de la Maison est en bonne santé. La subvention salariale a compensé et les campagnes de dons, incluant celles en mode virtuel, sont maintenues. Ces dons populaires sont fondamentaux, car ils représentent 40 % du budget annuel d'environ 1,5 million $ de cette ressource.