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La numéro deux de l’Organisation internationale de la francophonie quitte son poste

Alexandre Robillard | Bureau d'enquête

Photo tirée de Twitter

Moins de deux ans après sa nomination, la numéro deux de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), la Canadienne Catherine Cano, quitte ses fonctions dans un climat de «désaccords persistants», a appris notre Bureau d’enquête.

La nouvelle de ce départ précipité a été annoncée ce mercredi par la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo.

Un courriel aux employés du siège de l’OIF, indique que Mme Mushikiwabo a «accepté la démission» de Mme Cano, nommée administratrice de l’OIF en mars 2019.

«Considérant les désaccords persistants sur ses méthodes de travail, la secrétaire générale a décidé que cette démission prendrait effet immédiatement», peut-on lire dans le courriel.

Continuité 

Cette démission est effective dès ce mercredi 21 octobre, précise-t-on dans l’annonce.

Hervé Barraquand, chef de Bureau de l’administratrice, «assurera la continuité des services et le suivi des dossiers en cours».

«La secrétaire générale de la Francophonie sait pouvoir compter sur la parfaite collaboration de tous et vous assure de son plein engagement à poursuivre le travail entrepris, et à mener à terme les missions du mandat qui lui a été confié par les Etats et gouvernements membres lors de son élection», indique le courriel transmis au nom de Mme Mushikiwabo.

Controverses 

Mme Cano avait été nommée après l’élection de Mme Mushikiwabo, qui a remplacé la Canadienne Michaëlle Jean, dont le mandat a été dominé par une succession de controverse, dont les coûts de rénovation de son appartement de fonction.

De passage à Montréal la semaine dernière, Mme Cano expliquait d’ailleurs que son début de mandat avait été marqué par les finances déficitaires laissées par ses prédécesseurs.