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Le Bas-Saint-Laurent, du pire au meilleur en quelques semaines

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

Le Bas-Saint-Laurent a été la première région de la province à être frappée de plein fouet par la seconde vague de la maladie à coronavirus au début septembre.

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Elle ne comptait que 75 cas positifs pour une population d'un peu plus de 200 000 habitants. La courbe de transmission a alors connu une ascension vertigineuse et, en un mois, le nombre de cas positifs a été multiplié par cinq.

Puis la courbe a recommencé à descendre rapidement et la région ne recense maintenant plus que deux ou trois nouveaux cas par jour. Résultat, c'est ici désormais que le bilan est l'un des plus reluisants au Québec. Pendant ce temps, la presque totalité de la province est encore en zone rouge. Le Directeur de la Santé publique du Bas-Saint-Laurent soutient cependant que le combat contre le coronavirus a été intense.

«On a dû travailler jour, soir, nuit et de fin de semaine dans les résidences pour personnes âgées et dans les hôpitaux aussi», a indiqué mercredi le Dr Sylvain Leduc, en entrevue avec TVA Nouvelles.

«Chaque fois qu'il y avait des cas positifs, il fallait les trouver le plus rapidement possible et avoir la collaboration des gens aussi pour trouver leurs contacts, a-t-il poursuivi. On a très bien fait collectivement. Ce qu'on a montré, c'est que c'est possible d'affronter une deuxième vague pour en limiter les dégâts.»

Maintenant, doit-on conclure que le Bas-Saint-Laurent en a fini avec le coronavirus? À ce sujet, le Dr Leduc joue de prudence et rappelle que tant qu'un vaccin ne sera pas disponible, il faut demeurer extrêmement vigilant. On l'a vu, un seul événement peut tout faire basculer et provoquer une cascade de nouveaux cas.

Autrement, il incite les Bas-Laurentiens à limiter leurs déplacements, surtout vers Chaudières-Appalaches et Québec, deux régions où la situation est plus critique. Il ne plaide toutefois pas pour l'instant pour un retour des barrages interrégionaux. Pas encore.

«Je pense que les visites inutiles dans les autres régions, surtout dans des milieux où il y a des rassemblements comme les grandes surfaces, il faut éviter ça. Ça va nous aider tous collectivement et on n'aura pas besoin de mettre de barrages si tout le monde prend ses responsabilités», a expliqué le Dr Leduc.

Il croit enfin que de ramener le Bas-Saint-Laurent en zone jaune pourrait envoyer un mauvais message et provoquer un laisser-aller. D'autant plus qu'il doute fort qu'on revienne aux libertés de l'été dernier, notamment en ce qui concerne les rassemblements.

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