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Lionel Carmant: la DPJ de l’Estrie n'est pas prête à une fin de tutelle

Mélissa Fauteux | TVA Nouvelles

Montrée du doigt depuis l'affaire de la fillette martyre de Granby, la DPJ de l'Estrie, qui a été mise sous tutelle le 5 mars dernier, n'est pas prête à reprendre son autonomie.

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C'est ce qu'a confirmé à TVA Nouvelles le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Lionel Carmant, mercredi après-midi­.

«On y réfléchit, on veut que les choses continuent à s'améliorer et quand ce sera le temps de le faire, on en reparlera», a dit le ministre.

Lionel Carmant reconnait toutefois que de grandes améliorations ont été réalisées depuis huit mois.

Entre autres, la liste des signalements en attente a diminué. Elle est passée de 689 cas au 31 mars 2019 à 141 cas un an plus tard. La liste des signalements à évaluer et à orienter a aussi diminué, passant de 612 cas au 1er mars 2020 à 151 cas au 1er septembre dernier.

Les communications sur le terrain seraient aussi meilleures selon le ministre. «Sur le terrain, on me dit qu'on devait appeler la DPJ quelques fois avant d'avoir une réponse. Maintenant, les réponses sont beaucoup plus rapides», a dit M. Carmant.

Reste maintenant à réformer la Loi sur la protection de la jeunesse, qui est dépassée selon Lionel Carmant. «La famille a changé, les personnes qui ont des déficits neurologiques ont des enfants, on accepte ça en tant que société, mais il faut les accompagner. La confidentialité, ça a aussi beaucoup changé», a-t-il souligné.

Lionel Carmant mise sur le rapport de la commission Laurent pour encadrer cette réforme. Il arrivera toutefois cinq mois plus tard que prévu.

«Je l'accepte. Avec la complexité des choses et les changements en profondeur à la loi qui doivent être faits, il faut accepter que le rapport soit reporté de quelques mois», a dit le ministre.