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Olymel: enquête ouverte après le décès d'un employé atteint de la COVID-19

Diane Tremblay | Journal de Québec

Un employé d’Olymel, qui travaillait à l’usine d’abattage et de découpe de porcs de Vallée-Jonction, en Beauce, est décédé quelques heures après avoir été testé positif au coronavirus. Au moins 80 employés de l'usine sont actuellement contaminés par une éclosion majeure.

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Selon le syndicat, le travailleur de 65 ans était à la maison depuis vendredi dernier parce qu’il souffrait de symptômes liés à la COVID. Il a reçu le résultat de son test mardi indiquant qu’il était positif et il est décédé dans les heures qui ont suivi.  

«Au retour du congé de l’Action de grâces, on a commencé à voir des cas et il s’en est rajouté à tous les jours jusqu’à vendredi dernier où on a eu un appel de la Santé publique pour nous dire qu’on avait 38 cas», a dit Martin Maurice, président du Syndicat des travailleurs d’Olymel à Vallée-Jonction.  

Par conséquent, un dépistage massif a eu lieu lundi et mardi derniers. Au total, 160 travailleurs ont été testés pour la COVID-19. D’après M. Maurice, environ 80 tests sont revenus positifs incluant celui du travailleur qui est décédé.  

«Les employés sont sous le choc. Ils ont des craintes. Ils attendent de voir ce que l’employeur va faire. On ne se le cache pas, ce sont tous des collègues qui ont travaillé les uns à côté des autres. Il faut qu’il se passe quelque chose», a dit M. Maurice. 

En avril dernier, Olymel avait été contrainte de fermer pendant deux semaines l’usine de Yamachiche en raison des nombreux cas de COVID. Des cas avaient aussi été signalés à Vallée-Jonction.  

Plusieurs mesures avaient été mises en place pour prévenir de nouvelles éclosions comme éviter le croissement des quarts de travail. Vu la baisse importante des cas au cours de l’été, cette mesure a été mise de côté, selon M. Maurice. 

«Durant la première vague, les cas étaient concentrés de soir. Maintenant, on assiste à l’opposé. Les personnes infectées sont toutes de jour. Les vitesses de chaînes sont réduites de beaucoup. Les coupes primaires aussi sont réduites. On marche au minimum», a poursuivi le président du syndicat. 

«Personnellement, je pense que la solution c’est d’arrêter l’usine pour deux semaines pour enrayer tous les cas», a-t-il ajouté.  

Malgré ce qui arrive, aucune fermeture n’est envisagée à ce moment-ci, a fait savoir Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel.  

«C’est sûr qu’on est en mode gestion de crise. On évalue la situation d’heure en heure. Nous avons des échanges avec les autorités de Santé publique, le syndicat et la CNESST», a dit M. Vigneault. 

Un protocole des mesures sanitaires est appliqué dans tous les établissements, a-t-il souligné, et il sera en vigueur jusqu’à la fin de la pandémie. 

«Il n’y a pas eu de relâchement. Actuellement, l’important, c’est que ces mesures restent en vigueur», a ajouté M. Vigneault. 

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du décès du travailleur.

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