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Palmarès de la FIQ: trois CHSLD avec la cote «très dangereux» en Estrie

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

La surcharge de travail chez les infirmières et auxiliaires en CHSLD n'est pas un problème qui remonte à hier. Depuis le début de la pandémie, ça va de soi, la situation a empiré.

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Pour accentuer la pression dans ses négociations avec Québec, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a rendu public son répertoire des CHSLD par niveau de dangerosité.

Ce classement tient compte du ratio personnel-patient.

Ce sont les quarts de travail de nuit qui présenteraient les plus hauts facteurs de risque.

En Estrie, trois établissements se retrouvent avec la mention «très dangereux».

Le CHSLD de Weedon a par exemple un ratio de 50 résidents pour une infirmière et une auxiliaire la nuit.

La Villa-Bonheur de Granby compte sur deux auxiliaires et une infirmière pour prodiguer les soins à 98 bénéficiaires.

Le Centre d'hébergement de Sutton figure aussi dans la catégorie «très dangereux» avec une seule infirmière auxiliaire pour 72 patients.

Quatorze autres CHSLD de la région héritent de la mention «dangereux», dont celui de Memphrémagog avec quatre auxiliaires et deux infirmières la nuit pour assurer les soins de 215 résidents hébergés dans trois ailes différentes et sur six étages.

Au Centre-du-Québec, deux établissements ont une cote «très dangereux».

Le centre d'hébergement de Plessisville a pour sa part un ratio de nuit d'une infirmière pour 51 bénéficiaires.

Celui de Marguerite D'Youville de Drummondville a un ratio d’une infirmière et une auxiliaire pour 68 patients.

La population n'avait pas besoin d'un tel classement pour réaliser la surcharge de travail imposée aux infirmières et auxiliaires dans les centres d'hébergement.

Pour la FIQ, cet exercice était nécessaire. Parce qu'à trop presser le citron, c'est la sécurité des usagers qui s'en trouve compromise.