/regional/saguenay

Alma: une équipe SWAT en visite au CHSLD Isidore-Gauthier

Jean Houle | TVA Nouvelles

Le CHSLD Isidore-Gauthier d'Alma fait partie des quatre établissements de la province dont la situation soulève des questions à Québec si bien que le ministère de la Santé y a délégué une équipe d'observateurs spécialisés en prévention et contrôle des infections.

• À lire aussi: Les SWAT teams arrivent en retard dans les CHSLD, selon des médecins spécialistes

• À lire aussi: «On s'en va vers une autre tragédie dans les CHSLD»

«C'est à la demande de l'établissement, a fait savoir la porte-parole du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean Joëlle Savard. On ne sait pas exactement à quel moment l'équipe va effectuer sa visite, mais elle nous indiquera si on doit ajouter de nouvelles mesures à celles qu'on a déjà.»

Le CHSLD Isidore-Gauthier déplore 53 cas, dont 7 décès, depuis le mois de septembre. 29 employés sur une trentaine ont été affectés, de même que 24 des 35 résidents.

Québec y délèguera donc une équipe spécialisée en prévention et contrôle des maladies infectieuses.

«C'est dommage qu'on en soit rendus là», a dit le représentant des employés para-techniques de la CSN du Saguenay-Lac-Saint-Jean Gaston Langevin.

Québec se questionne sur les causes de l'éclosion, mais jeudi à Québec, le ministre de la Santé Christian Dubé a laissé entendre que la vétusté du bâtiment pourrait être en cause.

«Chaque CHSLD est différent, a-t-il dit. Je vais parler aux directions d'établissement et j'en saurai plus la semaine prochaine, mais la vétusté est un enjeu.»

L'allusion au fait que le manque de personnel pourrait avoir contribué à une éclosion a fait sourciller Gaston Langevin. «Les employés infectés ou en isolement n'ont pas été remplacés, a-t-il dit. On parlait déjà de pénurie de main-d'oeuvre avant la pandémie. J'espère qu'il n'est pas surpris aujourd'hui.»

Les équipes spécialisées en prévention et contrôle ont été créées le printemps dernier, justement en prévision de la deuxième vague. «Elles vont visiter d'autres établissements dans la région», a fait savoir la porte-parole de l'administration régionale de la santé.