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Controverse à l’Université d’Ottawa: les recteurs des autres universités jugent la situation complexe

Jadrino Huot | Agence QMI

Les recteurs des autres universités canadiennes jugent complexe la situation à l’Université d’Ottawa à la suite de la suspension d’une professeure pour avoir prononcé le mot qui commence par la lettre «n» à des fins pédagogiques dans l’un de ses cours.

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Universités Canada, anciennement l’Association des universités et collèges du Canada, porte-parole des recteurs, a transmis par écrit ses commentaires à l’Agence QMI lorsque questionnée sur le débat qui fait rage depuis maintenant plusieurs jours.

«La situation à l’Université d’Ottawa est complexe. Elle se présente dans un contexte sociétal marqué par la lutte contre le racisme systémique, le respect de la liberté universitaire et le droit de toute personne d’être traitée avec dignité», a affirmé l’organisation par la voix de son président-directeur général, Paul Davidson.

L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne, y compris son coprésident Pierre-Yves Mocquais, ont pour leur part refusé de commenter la question, jeudi.

Appel au calme

Le recteur de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont, a tenté de calmer le jeu mercredi soir en publiant une lettre concernant ce débat enflammé qui divise la population.

«La liberté d’expression en milieu académique et le droit d’être traité avec dignité ne sont pas irréconciliables», peut-on y lire.

Des raisons de confidentialité sont ensuite utilisées pour éviter d’en dire davantage sur les détails qui ont mené à l’intervention de l’université auprès de la professeure au cœur de la controverse. La lettre indique que l’utilisation du mot commençant par la lettre «n» a toutefois créé des tensions vives qui minaient les conditions d’apprentissage et d’enseignement.

«La décision de la retirer temporairement [...] n’a pas été arbitraire et sa liberté académique n’a en aucun temps été censurée. [...] Les questions souvent troublantes doivent être abordées avec doigté, même dans nos milieux académiques», a tenu à préciser M. Frémont.

À signaler, le Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa, dont relève Jacques Frémont - et sur lequel il siège -, se réunira lundi après-midi.

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