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Pas de réouverture des restaurants en vue

Marc-André Gagnon | Bureau parlementaire

Craignant que la situation au Québec empire comme à plusieurs endroits dans le monde, François Legault demande à tous ceux qui le peuvent de revenir au télétravail. À voir les chiffres actuels, il doute aussi de la réouverture à court terme des restaurants.  

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Avec autour de 1000 cas par jour depuis trois semaines, en plus de nouvelles éclosions notamment dans des CHSLD (voir autre texte), les partis d’opposition ont élevé d’un cran la pression envers le gouvernement. 

«On s’enfonce dans le rouge», a déploré en chambre la chef libérale Dominique Anglade, en brandissant la Une du Journal de jeudi, qui portait ce titre. 

À l’instar des libéraux, le nouveau chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s’est montré désolé de voir les problèmes du printemps ressurgir de nouveau. 

Les traits tirés, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a tenté de se faire rassurant, notamment en faisant valoir que des équipes «SWAT» sont déployées pour contenir les éclosions dans les établissements. 

Le pire serait-il à venir?  

Sur le coup de 13h, le premier ministre n’avait pas de bonnes nouvelles à annoncer. Il a comparé la situation du Québec avec la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, où on rapporte deux à trois fois plus de cas par million d’habitants. Et la situation «s’empire à tous les jours», a souligné M. Legault.  

«Est-ce que c'est ça qui s'en vient ici? C'est qu'en Europe, la première vague est arrivée là-bas avant chez nous», s’est-il inquiété.  

«N'ayons pas peur des mots. C'est une situation qui est grave, qui est inquiétante, pas seulement au Québec, à peu près partout dans le monde», a-t-il déclaré.  

À défaut d’envisager des mesures encore plus sévères que celles déjà imposées, le gouvernement s’en remet encore à la réduction des contacts pour juguler la deuxième vague.  

Appel au télétravail  

«Tous ceux qui sont capables de faire du télétravail, doivent faire du télétravail», a martelé le premier ministre, en invitant toutes les entreprises à participer à l’effort.  

«Je sais que la Chambre de commerce de Montréal ne m'aimera pas quand je dis ça, a-t-il reconnu (voir autre texte), parce qu'on le sait les commerces dans les centres-villes souffrent beaucoup.» 

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