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GNL/Gazoduq: 48 associations étudiantes exigent l’arrêt du projet

Agence QMI

L’arrêt «immédiat» du projet GNL/Gazoduq, en raison de l’absence d’acceptabilité sociale, a été demandé par 48 associations étudiantes québécoises qui représentent près de 300 000 jeunes, jeudi.

Elles sont contre cette initiative qui consiste en la construction d’un gazoduc transportant du gaz de l’Ouest qui traverserait l’Abitibi (le projet Gazoduq) jusqu’à une l’usine de liquéfaction du gaz à Saguenay (projet GNL).

Selon les associations étudiantes, «de tels projets contraires aux besoins fondamentaux d’une relance juste, verte et inclusive creusent davantage l’équité intergénérationnelle et éloignent la société québécoise d’une transition digne de ce nom».

D’ailleurs, elles accusent le gouvernement caquiste du premier ministre François Legault de biais favorable envers ce projet et lui reprochent son manque d’écoute dans ce dossier.

«Il est terrifiant qu’en 2020, on doive encore se battre contre des projets de cette ampleur», ont indiqué jeudi Albert Lalonde et Léa Ilardo, porte-paroles de la CEVES, par communiqué.

«En contexte de pandémie, on demande tous les jours à la population d’écouter les scientifiques, mais lorsqu’il est question d’un projet de gaz fossile, la CAQ est prête à donner son appui malgré l’avis de scientifiques et d’experts qui disent très clairement que c’est une mauvaise idée», a déploré Maya Maya Labrosse, de l’Association étudiante du Cégep régional de Lanaudière à Joliette.

Les étudiants ajoutent ainsi leurs voix aux centaines d’universitaires qui s’opposent déjà au projet GNL/Gazoduq.

Cette sortie n’a pas impressionné l’Association Pour GNL Saguenay qui remet en doute la solidité de cet appui. « Ce ne sont pas les 300 000 membres qui sont contre, mais bien les associations étudiantes. Je suis certain que plusieurs étudiants sont bien d’accord avec cet investissement. Restons lucide, c’est 6000 emplois. Il y a moyens de le faire ensemble en respectant l’environnement, mais en assurant le développement économique de la région», affirme le membre de l’Association Joseph Simard à TVA Nouvelles.

Cette prise de position tombe à l’approche du deuxième volet du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), prévue lundi prochain, concernant le projet de GNL. Jusqu’à présent, le BAPE a reçu 1860 intentions de dépôt de mémoire et 244 personnes ont signifié vouloir présenter dès lundi 13h. Les audiences devraient durer un peu moins de deux semaines.

- Avec la collaboration de Simon Philibert, TVA Nouvelles