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«Je n'avais plus de contrôle sur mon corps», dit un survivant de la COVID

TVA Nouvelles

Un homme de Québec qui a contracté la COVID-19 a pensé qu’il allait en mourir. Il s’en est tiré et témoigne de ce qu’il a vécu. 

Jean-Pierre Blais a 65 ans et est en pleine forme. Il a participé à une partie de hockey dans une ligue de garage le 3 octobre dernier.

Environ trois ou quatre jours plus tard, il a commencé à se sentir un peu mal. «Pour moi, ce n'était pas des symptômes de la COVID, je pensais simplement avoir une grippette qui s'installait», raconte-t-il.

C’était finalement le nouveau coronavirus. Lui et onze autres de ses camarades ont attrapé la maladie, mais dans son cas, ce fut beaucoup plus grave. 

«La température qui a monté a près de 42 degrés. Je n'avais plus de contrôle sur mon corps, c'était quelque chose d'impensable pour moi», explique-t-il

«Je me rappellerai tout le temps une des premières questions qu'on m'a demandées: si ça dégénère, est-ce que vous acceptez d'être mis sur respirateur? Deuxième question: si ça va pire encore et que votre cœur lâche, est-ce qu'on fait tout pour vous réveiller? Là, tu te dis: oh boy, je suis ailleurs, là!», ajoute M. Blais. 

Il aura finalement passé 10 jours à l’hôpital. Il a même pensé abandonner le combat.

«Mes reins étaient atteints, mon foie était atteint. Un moment donné, j'ai été vraiment à bout. J'ai dit à la jeune docteure, j'ai dit: "Là, c'est juste 'too bad', je m'en vais chez nous! Je m'en vais creuver chez nous! Je ne veux plus vivre ça ici"», raconte l’homme.

C’est finalement un autre médecin qui l’a convaincu. «Deux fois, il est venu me voir en me disant: "Monsieur Blais, c'est votre décision, mais ne faites pas ça!" Tu penses à ta famille, tu penses à tout et tu te dis: comment ils vont s'en sortir après. Il faut que tout aille bien. Et ce gars-là m'a sauvé la vie», dit-il.

Il a un message à tous ceux qui ne croient pas dans les dangers de ce virus. 

«Le monde, encore, qui pense que c'est une joke! Écoutez, oui, c'est vrai, sur 11, c'est moi qui y ai goûté. Pourquoi? Aucune idée. Il faut que les gens se mettent dans la tête que ce qui arrive là c'est vrai», lance-t-il.