/regional/estduquebec/basstlaurent

Les ventes de maisons explosent dans l'Est-du-Québec malgré la pandémie

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

L'incertitude économique provoquée par la pandémie n'effraie vraiment pas les acheteurs de maisons. Les ventes ont même atteint des sommets exceptionnels au cours des mois de juillet, août et septembre. C'est du jamais vu, autant à l'échelle de la province que dans l'Est-du-Québec.

Dans le Bas-Saint-Laurent, 929 propriétés ont été achetées, soit 40 % de plus que lors du même trimestre en 2019. En Gaspésie, 420 maisons ont changé de main, un bond de 38 % comparativement à la même période l'an dernier. Et la Côte-Nord n'est pas en reste, car 310 propriétés y ont été vendues, soit une augmentation de 29 %.

Force est donc de constater que les consommateurs sont confiants et aussi que les bas taux d'intérêt en incitent plusieurs à passer à l'action.

«Il faut dire qu'avant que la COVID arrive, on avait un marché immobilier qui était quand même actif. Donc c'est sûr que la pandémie a un peu accéléré ce mouvement-là», a expliqué jeudi Joanie Fontaine qui est économiste principale pour la firme JLR, une société d'Équifax.

Et pas de doute, on est actuellement dans un marché à l'avantage des vendeurs, c'est-à-dire qu'il n'y a pas assez de maisons en vente pour le nombre d'acheteurs. Ce qui provoque une augmentation des prix.

Au Bas-Saint-Laurent, le prix de vente moyen a bondi de 12 % pour atteindre 153 500 $. En Gaspésie, la hausse est de 7 % pour un prix de vente moyen à 128 000 $. Sur la Côte-Nord, c'est cependant le statu quo avec une baisse non significative de 1 % à 138 750 $.

«Beaucoup pensait que le marché allait s'affaisser avec la pandémie, mais ce n’est pas du tout ce qu'on a vu. Il y a eu beaucoup d'injections de liquidités dans l'économie par les gouvernements, donc le marché a été soutenu», a ajouté Mme Fontaine.

Et la tendance ne semble pas vouloir s'essouffler. Les données préliminaires laissent déjà entrevoir un bon mois d'octobre.