/news/politics

Projet pilote de tests de dépistage à la frontière

Émilie Bergeron | Agence QMI

Passeport

Pascal Huot - stock.adobe.com

Ottawa et le gouvernement albertain ont annoncé, jeudi, un projet pilote de dépistage de la COVID-19 à la frontière qui permettra à des personnes arrivant au pays d’écourter leur quarantaine si elles reçoivent un résultat négatif.

• À lire aussi: Frontières fermées: des impacts à Stanstead

• À lire aussi: La frontière terrestre Canada / États-Unis fermée jusqu'au 21 novembre

«Cette recherche va grandement nous aider à nous rapprocher du but d’avoir une façon plus rapide d’entrer au Canada», a dit la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu.

Le projet pilote, d’une durée de 26 semaines, débutera en novembre à l’aéroport de Calgary et au poste frontalier de Coutts, en Alberta.

À leur arrivée à la frontière, les participants à l’initiative subiront un test fonctionnant avec un prélèvement par écouvillon, mais dont les résultats sont connus entre 24 et 48 heures.

Ainsi, si les voyageurs reçoivent un diagnostic négatif, ils pourront sortir de leur période d’isolement de 14 jours.

Ces personnes devront toutefois se plier à une série de règles. Il leur sera, entre autres, interdit de visiter des personnes à risque telles que des personnes âgées. Un test de suivi devra aussi être fait six à sept jours après l'arrivée au pays.

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a dit espérer que le projet pilote sera concluant et permettra de réduire le temps d’isolement obligatoire de 14 jours à quelques jours.

«L’impact de cette quarantaine, en plus d’autres restrictions, a été énorme pour les entreprises et les communautés partout au pays», a-t-il souligné.

Ottawa estime que jusqu’à 52 000 personnes pourraient participer à son projet pilote. Si la mise à l’essai est un succès, des initiatives similaires pourraient voir le jour dans d’autres postes frontaliers un peu partout au pays.

Notons qu’Ottawa n’a annoncé aucun changement à son interdiction d’entrer au Canada pour des voyages non essentiels. Ainsi, seules les personnes qui peuvent entrer au pays selon ces restrictions se qualifieront pour le projet pilote annoncé jeudi.