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Y aura-t-il assez de doses du vaccin contre la grippe ?

TVA Nouvelles

Avec 2 000 000 de doses de vaccin contre la grippe commandées et face à un réel engouement des Québécois en raison de la COVID-19, y aura-t-il suffisamment de vaccins disponibles pour l’offrir à quiconque le veut?

La question mérite d’être posée à l’aube de la saison où le virus de la grippe bat son plein. 

Et même si le Québec a commandé 25% de doses de plus cette année, il faut rappeler que la province en a manqué l’an passé, indique la pharmacienne Diane Lamarre.

«C’est sûr que cette année ça va être très serré, dit-elle. Et avec tous les proches aidants qui, je pense, veulent beaucoup plus se faire vacciner cette année, ça va créer effectivement des congestions et peut-être des gens qui n’auront pas accès à la dose.»

Qui d’entre vous va donc y avoir droit? Afin de trier les demandes, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) priorisera trois groupes de personnes pour la vaccination.

Le premier groupe privilégié sera celui qui regroupe les personnes qui sont âgées de 75 ans et plus, les enfants, les adultes qui souffrent de maladies chroniques. À même ce groupe, il y a aussi des précisions relativement aux femmes enceintes.

Le deuxième groupe vise notamment les travailleurs de la santé et les personnes susceptibles de transmettre le virus (les proches aidants par exemple). L’objectif est de prévenir la contamination chez les personnes plus à risque.

Vient ensuite la tranche de population âgée de 60 à 74 ans et qui est en bonne santé.

«C’est gratuit, mais pas forcément recommandé par l’INSPQ [pour cette tranche d’âge]. On trouve plus pertinent de vacciner quelqu’un qui a 50 ans et qui a un diabète, par exemple, que quelqu’un qui a 64 ans et qui n’a pas de maladies chroniques», précise Mme Lamarre.

Néanmoins, la pharmacienne voit d’un bon œil l’engouement qui existe au sein de la population pour le vaccin antigrippal.

«C’est quand même positif parce qu’on voulait que les gens se fassent vacciner contre la grippe. On en parle depuis mars, avril. Mais on se rend compte que, compte tenu des sous-groupes de population qui sont privilégiés par la santé publique, c’est un petit plus compliqué», note Diane Lamarre.