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130 000 à 140 000 chirurgies en attente, dit le ministre de la Santé

Agence QMI

Environ 130 000 à 140 000 chirurgies sont en attente en ce moment, après avoir été reportées en raison de la pandémie, et il faudra 12 à 18 mois pour revenir à la normale. 

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C’est ce qu’a dit vendredi le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, en entrevue à LCN.

Pour éponger ce retard, en plus de traiter tous les cas de COVID et les autres problèmes de santé, il faudra mettre les bouchées doubles. «C’est un gros éléphant, et un éléphant, ça se mange par morceaux», a dit le ministre.

«On est revenu à un taux de nos chirurgies à peu près à 100%. On roule à peu près à 130 000 ou 140 000 chirurgies en attente depuis trois mois. On ne prend plus de retard, ou très peu», a soutenu M. Dubé, qui demande aux Québécois de maintenir leur vigilance afin de ne pas alourdir la pression sur le réseau de la santé.

Pour reprendre le dessus, le gouvernement s’est tourné vers les cliniques privées en signant des ententes avec 17 d’entre elles, sans compter 10 autres cliniques avec lesquelles il faut toujours s’entendre pour qu’elles prennent des chirurgies en main.

Le ministre Dubé a évoqué les chiffres de l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) dévoilés vendredi et qui entrevoient une diminution du nombre de nouvelles hospitalisations dans les semaines à venir.

«Je suis assez encouragé que si on continue à faire un effort pour limiter l’impact de la COIVD sur notre système de santé, on va être capable de reprendre nos chirurgies», a-t-il dit à l’animateur Mario Dumont.

Il estime que pour effacer toutes les chirurgies en attente, il faudra en faire de 10 000 à 15 000 de plus par mois au cours des 12 à 18 prochains mois.

Le Québec pratique environ 450 000 chirurgies par année.

Pas de nouvelle hécatombe dans les CHSLD  

Par ailleurs, le ministre Dubé a indiqué qu’il ne croit pas qu’il va y avoir une autre hécatombe dans les CHSLD au cours de la deuxième vague de COVID-19. «On n’est pas du tout dans la même situation», a-t-il dit.

«Je vais vous donner quelques exemples: il n’y a plus d’enjeux d’équipement de protection, a-t-il ajouté. On a mis en place dans chacun des CHSLD un gestionnaire local pour s’assurer qu’on avait l’information sur ce qui se passait, on a créé des équipes d’intervention locales ou régionales, lorsque les problèmes sont un peu plus difficiles. Mais on savait qu’on allait avoir des éclosions». Il a donné un autre exemple. «On parle en ce moment de 40 CHSLD sur plus de 400, [...] et dans les 40 où on a des enjeux, il y a en seulement quatre où on a eu des éclosions un peu importantes, et c’est pour ça qu’il a fallu agir», a-t-il fait savoir.