/news/society

De nouveaux règlements pour encadrer la motoneige et le quad

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

Québec a revu plusieurs aspects de la réglementation qui encadre la pratique de la motoneige et du quad, une mise à jour qui survient alors que ces deux loisirs sont plus populaires que jamais.

• À lire aussi: Québec veut imposer un permis de conduire pour les véhicules hors route

Désormais, il faudra un permis de conduire valide pour circuler autant dans les sentiers de motoneige que de quad. Les bénévoles qui exercent la surveillance dans les sentiers auront aussi plus de pouvoirs afin de rappeler à l'ordre les récalcitrants.

La nouvelle loi prévoit également que les guides d'excursions devront détenir une formation reconnue par Québec.

Ces nouvelles mesures étaient attendues dans les deux industries.

«On retrouve plusieurs des demandes qu'on avait faites à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, principalement les pouvoirs des agents de surveillance. Il y a aussi la cohabitation avec les riverains et également des améliorations au niveau de la sécurité pour les motoneigistes», a affirmé Denis Langevin, 2ème vice-président de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec.

«Maintenant c'est clair que ça prend un permis de conduire automatiquement lorsqu'on circule dans les sentiers», a expliqué Danny Gagnon de la Fédération québécoise des clubs quads.

La Loi sur les véhicules hors route date de 1996 et même si elle a été amendée à quelques reprises, des ajustements majeurs s'imposaient. L'industrie s'est fortement transformée au cours des 25 dernières années, et la pratique de la motoneige et du quad a explosé en popularité depuis.

Il y a actuellement près de 390 000 quads immatriculés au Québec et plus de 180 000 motoneiges. Il s'agit d'une industrie aux retombées économiques cruciales dans plusieurs régions de la province.

C’est une industrie qui attire aussi de plus en plus de touristes, qui devront maintenant suivre une formation de base avant de s'élancer dans les sentiers.

«On veut baisser le nombre d'accidents et je pense qu'avec la nouvelle loi, on va atteindre cet objectif», a ajouté Denis Langevin.

Environ une vingtaine de décès et de blessés graves sont recensés chaque année au Québec pour ces deux loisirs.