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La rectrice de l’Université Laval prend position en faveur de la liberté académique

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours

Photo d'archives

La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours

La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, prend position en faveur de la liberté académique, dans la foulée de la controverse entourant le mot qui commence par «n» à l’Université d’Ottawa.

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«Pour être l'Université Laval, il nous faut cette liberté. Nous devons débattre de tout, prendre des risques, étudier et explorer des sujets difficiles, sensibles, voire controversés», affirme Mme D’Amours dans un message destiné à la communauté universitaire et mis en ligne dans la matinée de vendredi. 

«Il nous apparaît incontournable de défendre haut et fort, avec une conviction sincère, le principe de liberté académique et les conditions d'exercice de la profession enseignante. Devons-nous pour autant chercher à éteindre les débats? Non. Cette discussion est vitale», ajoute la rectrice. 

Démarche en cours

L’Université Laval a entrepris une réflexion sur le sujet, après avoir constaté, «il y a plusieurs mois», une recrudescence des cas de liberté d’expression litigieux sur les campus. 

En avril 2019, un comité-conseil sur la liberté d’expression a été mis sur pied, formé de professeurs, de chargés de cours, d’étudiants et de membres du personnel de l’Université Laval. 

«Depuis sa création, il a débattu de cas de figure bien réels en matière de liberté d'expression [...] Ce comité a débattu, en tout respect, de situations délicates, voire choquantes», indique Mme D’Amours, qui parle d’une démarche «approfondie et sensible», basée sur une «démarche scientifique rigoureuse».

Des recommandations à venir

Ce comité présentera un rapport et des recommandations préliminaires au Conseil universitaire, au début novembre. Ce comité «n’offrira pas de solution magique à nos débats sur la liberté d’expression», prévient la rectrice, «mais il sera un apport déterminant à la communauté universitaire sur ces questions épineuses», indique-t-elle. 

À l’Université d’Ottawa, une professeure a récemment été suspendue après que des étudiants lui eurent reproché d’avoir utilisé le mot qui commence par «n» dans le cadre d’un cours, une décision qui a fait l'objet de nombreuses critiques. 

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